Une fiction historique glaçante et inoubliable, aux confins de l’Antarctique
Extrait du prologue de Jean Daive intitulé : Le poème, pourquoi en sait-il plus que les mortels ?
« Trois coups sont frappés. Ils résonnent dans la cour de l'immeuble. La porte est ouverte par moi un après-midi d'été. La surprise est extrême, parce que, sur la passerelle nouvellement décorée par les soins de ma soeur de trois bacs à fleurs vides, je découvre une jeune femme habillée en jardinière. La robe est à la fois simple et somptueuse. Évidente en ce jardin préparé aux fleurs absentes. Somptueuse, car le taffetas rose plissé à la taille rappelle une scène de Degas : la danseuse à la barre. Elle se cache derrière un jeune homme grand qui l'accompagne, Claude Royet-Journoud. Je distingue néanmoins sur la tête un foulard vert noué derrière la tête, lequel enveloppe la chevelure extravagante d'Anne-Marie Albiach. Ils arrivent de Londres où ils vivent. Ils passent une nuit à Paris. Partent demain pour la Bretagne où ils doivent assister au mariage de son frère à elle. Ils ont lu Décimale blanche et ils ont décidé de frapper à ma porte. Ils sont là.
« Je ne sais pas si sa voix à elle est une blessure ou un frisson. C'est une voix fatale. Craintive. Apeurée. Chuchotée. Haute. L'existence si indéterminée, de quoi est-elle atteinte, elle qui ne sait rien, mais construit une mémoire pour se dissoudre dans les souvenirs ? Elle produit une voix qui procède d'une négation. Cette voix est derrière la tête. Première rencontre. »
Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre
Soyez le premier à en lancer une !
Une fiction historique glaçante et inoubliable, aux confins de l’Antarctique
Découvrez les derniers trésors littéraires de l'année !
"On n'est pas dans le futurisme, mais dans un drame bourgeois ou un thriller atmosphérique"
L'auteur se glisse en reporter discret au sein de sa propre famille pour en dresser un portrait d'une humanité forte et fragile