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La Petite Bonne

Couverture du livre « La Petite Bonne » de Berenice Pichat aux éditions Les Avrils
  • Date de parution :
  • Editeur : Les Avrils
  • EAN : 9782383110293
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Domestique au service des bourgeois, elle est travailleuse, courageuse, dévouée. Mais ce week-end-là, elle redoute de se rendre chez les Daniel. Exceptionnellement, Madame a accepté d'aller prendre l'air à la campagne. Alors la petite bonne devra rester seule avec Monsieur, un ancien pianiste... Voir plus

Domestique au service des bourgeois, elle est travailleuse, courageuse, dévouée. Mais ce week-end-là, elle redoute de se rendre chez les Daniel. Exceptionnellement, Madame a accepté d'aller prendre l'air à la campagne. Alors la petite bonne devra rester seule avec Monsieur, un ancien pianiste accablé d'amertume, gueule cassée de la bataille de la Somme. Il faudra cohabiter, le laver, le nourrir. Mais Monsieur a un autre projet en tête. Un plan irrévocable, sidérant. Et si elle acceptait ? Et si elle le défiait ? Et s'ils se surprenaient ?

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Articles (1)

Avis (13)

  • Trois protagonistes , trois voix particulières: la petite bonne à tout faire travaille chez un couple de bourgeois entre les deux guerres. Lui est gueule cassée de 14-18, elle une épouse dévouée à son mari handicapé. Elle part un week-end pour décompresser et demande à la petite bonne de...
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    Trois protagonistes , trois voix particulières: la petite bonne à tout faire travaille chez un couple de bourgeois entre les deux guerres. Lui est gueule cassée de 14-18, elle une épouse dévouée à son mari handicapé. Elle part un week-end pour décompresser et demande à la petite bonne de s'occuper de son mari en plus de ses travaux habituels. La relation qui va se créer entre eux est magnifiquement décrite, on pénètre dans l'intimité et les pensées de chacun par un procédé subtil: la bonne s'exprime en vers libres, le couple en prose.
    Une mise en page originale qui m'a surprise au départ mais à laquelle on s'habitue très vite et qui nous régale de beauté , de tendresse et nous fait réfléchir. Bérénice Pichat nous parle de classes sociales et de difficultés à vivre mais de façon tellement jolie que c'est un roman qui m'a mise en joie malgré des sujets difficiles. Un des plus beaux romans de la rentrée littéraire 2024.

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  • La "petite bonne" travaille pour plusieurs maisons mais dans ce roman, on va la suivre chez les Daniel. L’ambiance y est bien particulière, alors même qu’elle en a vu des vertes et des pas mûres dans d’autres foyers. Dans cette maison, le maître est défiguré et en chaise roulante depuis plus de...
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    La "petite bonne" travaille pour plusieurs maisons mais dans ce roman, on va la suivre chez les Daniel. L’ambiance y est bien particulière, alors même qu’elle en a vu des vertes et des pas mûres dans d’autres foyers. Dans cette maison, le maître est défiguré et en chaise roulante depuis plus de 20 ans maintenant, après avoir été appelé sous les drapeaux pendant la première guerre mondiale et avoir été gravement blessé par une bombe : il est devenu complètement dépendant de sa femme pour l’assister dans les gestes au quotidien. Sa femme consacre sa vie entière et s’est en quelque sorte, sacrifiée pour lui. Lui, il en veut à la terre entière et le fait savoir à la bonne. Jusqu’à présent, elle ne devait travailler chez eux que quelques heures mais Madame doit partir quelques jours retrouver une amie. Elle demande donc à la bonne de s’occuper de son mari jour et nuit et lui donne des instructions très précises. Pendant ces journées, le Maître et la "petite bonne" vont se jauger, s’affronter jusqu’à ce que le Maître demande un service bien particulier à sa "bonne".

    L’écriture peut surprendre, car elle est comme saccadée, avec des retours à la ligne répétés et cela donne un sentiment d’oppression, reflétant les angoisses de la bonne. Les pages se lisent rapidement car l’œil finit par s’y habituer. Le roman se lit à un rythme assez soutenu. Au-delà de cette singularité, du point de vue du Maître ou de Madame, l’écriture est en prose classique.

    L’histoire est en elle-même prenante : on se doute de ce que va demander le Maître à sa bonne mais on a envie que cela soit formalisé par des mots. Cette demande n’est que suggérée au départ, peu de mots nous sont révélés. La tension va monter petit à petit et puis, l’intrigue va prendre un tournant jusqu’au dénouement final, mémorable pour le moins.

    Je remercie les éditions Les avrils et @netgalleyfrance pour cette lecture.

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  • Un roman original tant sur la forme que sur le fond !

    La mise en page peut surprendre au départ : on comprend rapidement le but d’un tel artifice, différentes voix s’expriment et les repères sont ainsi rapidement en place. Trois protagonistes, la jeune femme qui donne son titre au roman, une...
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    Un roman original tant sur la forme que sur le fond !

    La mise en page peut surprendre au départ : on comprend rapidement le but d’un tel artifice, différentes voix s’expriment et les repères sont ainsi rapidement en place. Trois protagonistes, la jeune femme qui donne son titre au roman, une gueule cassée qui a ramené avec lui l’enfer du front, et son épouse dévouée, qui lui consacre son temps. Il suffira d’une absence de celle-ci pour que les rôles soient revus et que les liens soient modifiés à tout jamais.

    Au fur et à mesure des confidences, les apparences vont se révéler bien plus superficielles qu’il n’y parait. Chaque personnage nous livre son passé et ce qui l’a conduit à la situation présente. Mais rien n’est éternel et tout peut basculer, pour le meilleur ou le pire.


    C’est avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse que l’autrice aborde ces thèmes complexes de la souffrance, de la mort, du fossé des classes sociales. Sans jugement, l’autrice permet à ses personnages d’exprimer leurs pensées les plus secrètes, les plus inavouables et c’est ce qui crée cette belle connivence pour le lecteur.


    272 pages Les Avrils 21 août 2024
    #LaPetiteBonne #NetGalleyFrance

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  • La petite bonne de Bérénice Pichat est un fabuleux roman, véritable découverte de cette rentrée littéraire. Une bonne, rien qu’une simple boniche, va rendre la vie à un homme qui ne songe, depuis plus d’un an, qu’à mourir. De son handicap social, la servante découvre le pouvoir des arts, les...
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    La petite bonne de Bérénice Pichat est un fabuleux roman, véritable découverte de cette rentrée littéraire. Une bonne, rien qu’une simple boniche, va rendre la vie à un homme qui ne songe, depuis plus d’un an, qu’à mourir. De son handicap social, la servante découvre le pouvoir des arts, les mots, bien sûr, mais aussi celui de la musique. Seulement le destin ne déclare pas si facilement forfait…

    La petite bonne n’a pas de mot et parle peu. Elle commence à raconter avec un style dépouillé, comme un poème presque chanté, en vers libre. Celle-ci est une femme de rien qui apporte l’espoir à un blessé de la guerre de 14-18, lourdement handicapé, pendant un week-end où Madame s’absente exceptionnellement.

    Dans ce troisième roman de Bérénice Pichat, les classes sociales sont bien marquées dans les différentes maisons bourgeoises où La petite bonne nettoie, son seau rempli des accessoires indispensables pour laver et cirer même si chez les Daniel, cela n’est pas pareil !

    La maison des Daniel est baignée dans l’obscurité de la vie renfermée autour d’un homme, coincé dans son corps immobile et inefficace pour tout, et celle de sa femme qui a accepté de se laisser emprisonner pour ne pas le laisser tomber. Avant, c’était un pianiste, talentueux, généreux dans ses interprétations, » mystérieux, inaccessible », et tellement séduisant.

    La bataille de la Somme. Un chirurgien fier des chefs-d’œuvre qu’il a réalisés. Et l’homme respire, mange, regarde et parle, immobile et dépendant à jamais. La petite bonne est la seule que sa classe sociale oblige à ne porter aucun nom, ni même un prénom, interchangeable sans empathie. Pourtant, elle devient indispensable à l’accomplissement de la volonté de Monsieur Daniel.

    L’autre voix est celle d’Alexandrie, Madame, qui accepte la prison dorée dans laquelle elle s’enferme depuis vingt ans. Ample et dégagé, le style se fait plus fouillé à mesure qu’elle peut de nouveau respirer l’air de ses envies de liberté. Une autre voix dévoile les pensées de Blaise, Monsieur, qualifié ainsi alors qu’il n’est plus rien. Ce n’est qu’à la fin que le lecteur découvrira qui se cache derrière la quatrième voix, celle qui s’écrit à gauche !

    Tragédie en huis clos
    Pendant un week-end, ce huis clos annonce une tragédie, et pas seulement au niveau du corps mutilé. Car, ici, les corps sont tous contraints, soit par le travail, soit par la violence physique ou la sensualité oubliée. Mais au-delà, l’esprit de chacun apprivoise l’autre.

    Bérénice Pichat donne consistance à son intrigue autour de l’obéissance d’une domestique, du suicide assisté et de l’émancipation des femmes. Seulement sa réussite réside dans la justesse de ces portraits, particulièrement réussis et attachants où aucun pathos n’est présent. Le dilemme est posé, aux personnages d’y répondre selon leurs histoires.

    Formidable roman, éclairant cette rentrée littéraire de la lumière puissante de l’histoire, traitée par Bérénice Pichat d’une façon si singulière qu’elle raisonne fortement aujourd’hui.

    Chronique illustrée ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2024/09/15/berenice-pichat-la-petite-bonne/

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  • A nouveau, un texte très plaisant et surprenant à lire chez cette maison d'édition, pour cette rentrée littéraire. J'ai lu et apprécié aussi "les poupées roumaines" (chronique à suivre).
    Une belle couverture avec une jeune femme en profil et qui semble douter : Celle-ci est-elle la petite bonne...
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    A nouveau, un texte très plaisant et surprenant à lire chez cette maison d'édition, pour cette rentrée littéraire. J'ai lu et apprécié aussi "les poupées roumaines" (chronique à suivre).
    Une belle couverture avec une jeune femme en profil et qui semble douter : Celle-ci est-elle la petite bonne du titre, ou la maîtresse de cette bonne ?
    Quand j'ai lu ce titre, j'ai pensé au texte de Jean Genet et ai vu d'ailleurs récemment une représentation théâtrale qui m'a remis en mémoire cette pièce et donner envie de (re)lire le texte de Genet.
    "La petite bonne" se passe entre les deux guerres, entre deux moments (un court Week end), entre trois personnages.
    Chacun va nous parler de sa vie, de ses doutes, de ses espoirs, de ses désespoirs..
    Il y a Blaise, le mari, rescapé, gueule cassée (au sens propre et au sens figuré) qui était un musicien. Il jouait dans les salons des hôtels, se rêvait grand soliste, compositeur. Puis la guerre est arrivée, au début le musicien est loin du front mais il va être dans les tranchées. Blessé, opéré, il va rentrer mais va vivre dans son fauteuil, dans son salon. Défiguré, amputé des membres, il ne peut plus jouer, il peut à peine s'exprimer.
    Il y a Alexandrine, sa jeune épouse, qui va "sacrifier" sa vie pour rester avec lui, le veiller, le soigner. Même s'il lui dit de vivre une vie normale, et de ressortir, de rencontrer les autres, elle a dû mal à le faire. Mais ce week end, elle décide de partir deux jours chez une ancienne amie, en week end de chasse. Elle décide donc de confier son mari, à la nouvelle jeune bonne.
    La petite bonne, qui ne sera jamais prénommée, vient depuis peu dans cette maison. Elle va aussi nous raconter la vie du petit personnel, sa vie, ses espoirs, ses désespoirs...
    Ce texte est aussi une sorte d'exercice de style, nous avons un texte "normale, avec le ressenti, les pensées des protagonistes, puis des vers libres, imprimés à droite ou à gauche. Mais cet exercice de style va rendre la lecture, énigmatique, intrigante.
    Au fur et à mesure de la lecture, l'auteure nous parle de cette époque, des relations entre les différentes classes sociales (que ce soit la vie du petit personnel, des scènes de chasse...), la vie de Blaise, handicapé et qui vit dans ce salon, du lit au fauteuil, du fauteuil à la fenêtre, le sacrifice de sa femme mais aussi la vie de cette petite bonne.
    Il y a de belles pages tragiques, des moments de lumière (quel bel hommage au premier gramophone et aux voix d'un requiem de Mozart qui vont envahir le petit salon obscur), des pages sur l'espoir, sur le désespoir, sur les choix de vie (que ce soit ceux de Blaise, quel avenir pour lui dans ce fauteuil, pour Alexandrine, une jeune épouse qui se sacrifie et la vie de la petite bonne, qui a choisi plus ou moins sa condition de travailleuse ou d'épouse à son Homme).
    En peu de pages, l'auteure nous interpelle, nous questionne sur la vie, sur la mort, sur l'espoir, sur les choix de vie et de mort.
    Nous pouvons penser au texte de Jean Genet (et quelques similitudes dans l'histoire) , mais aussi à celui de Graham Swift "Le dimanche des mères", pour la description du monde du petit personnel.
    L'auteure nous entraîne dans ce huis clos, elle décrit très bien les ressentis, les désespoirs, les espoirs de chacun(e). Et en peu de pages, avec une belle plume, quelle soit romanesque ou en vers libres, nous nous attachons à ces trois personnages. Et une fin qui m' a surprise mais qui est très ouverte. Et aimerait peut être découvrir une suite ???
    LaPetiteBonne #NetGalleyFrance

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  • Un gros coup de cœur pour ce roman en huis clos où une jeune femme se trouve seule face à un homme abimé par la guerre.
    Cette jeune femme, c’est la Petite Bonne, une fille travailleuse, qui ne se plaint jamais et qui croule sous le poids du travail et des tâches domestiques de ses différents...
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    Un gros coup de cœur pour ce roman en huis clos où une jeune femme se trouve seule face à un homme abimé par la guerre.
    Cette jeune femme, c’est la Petite Bonne, une fille travailleuse, qui ne se plaint jamais et qui croule sous le poids du travail et des tâches domestiques de ses différents patrons. Lui, c’est une gueule cassée de la première guerre mondiale ; il n’a d’ailleurs pas que la gueule de cassée : tout son corps est saccagé ; il ne peut pas vivre sans une assistance.
    Le roman c’est l’histoire de cette rencontre entre ces deux êtres, c’est la question de l’euthanasie, c’est la révélation de deux êtres qui n’ont plus rien à perdre puisqu’ils ont déjà tout perdu, c’est la musique en toile de fond, c’est la vie qu’on aurait rêvé de vivre et qu’on a juste frôlée; c’est une histoire simple, comme il y en avait tant dans la société française des années 1930.
    Un texte servi par la poésie et la prose, par des voix singulières, différenciées par le style de l’écriture, des thèmes qui résonnent encore fort dans notre époque, une tension grandissante, et une fin …magistrale .

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  • Huis clos familial
     
    « Tant que Blaise vivrait, il serait son époux légalement, son enfant au quotidien, son sacerdoce en réalité. Jamais plus il ne serait un homme pour elle, ni elle une femme pour lui. Pour le reste du monde, ils sont devenus les Daniel. On le plaint, lui ; on l’admire,...
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    Huis clos familial
     
    « Tant que Blaise vivrait, il serait son époux légalement, son enfant au quotidien, son sacerdoce en réalité. Jamais plus il ne serait un homme pour elle, ni elle une femme pour lui. Pour le reste du monde, ils sont devenus les Daniel. On le plaint, lui ; on l’admire, elle. Ils restent unis dans le regard des gens »
     
    La petite bonne est l’histoire des Daniel, « une gueule cassée une femme désespérée et une maladroite. »
    Blaise était un grand musicien de piano qui faisait chavirer les cœurs. Il a été appelé, il a été grièvement blessé, il est rentré vivant mais lourdement handicapé. C’est un rescapé de la Grande Guerre. Alexandrine est sa femme. Elle ne l’a pas quitté, elle a tout sacrifié pour lui. Et puis il y a la petite bonne, la boniche, la « bonne à tout faire, bonne à rien, pas même à veiller un éclopé. »
     
    Monsieur a des idées noires. Pour mettre ses plans à exécution, il incite Madame à sortir, à vivre, à profiter. Madame finit par accepter et part durant un week-end laissant instructions et garde à la petite bonne.
    Ainsi se déroule un huis clos tendu entre deux êtres cabossés.
     
    « Pourquoi éclaire à quatre heures du matin
    Pour qui
    Pour des gens comme elle
    Personne n’y a pensé
    Personne ne pense à elle
    A eux
    Ceux qui se lèvent aux petites heures
    Pour aller travailler »
     
    Au-delà de la relation « maître/esclave », « bourgeoisie/petit peuple », la petite Bonne est avant tout une admirable leçon de vie. La petite bonne qui se dévergonde, qui ose, qui prend des initiatives. Et Monsieur qui recouvre le goût à la vie, à la musique, au partage.
     
    Berenice Pichat nous offre un récit d’une grande sensibilité et d’une pudeur folle, à la construction surprenante voire déroutante au début et qui finit par convaincre le lecteur réticent. Elle opte pour le ver libre lorsque la petite bonne s’exprime. Hachée et poétique, timide puis affirmée, la voix de la petite bonne prend de l’assurance. Celles de Madame et Monsieur sont relatées dans des paragraphes de narration traditionnelle. Le propos est fluide, mélodique. Le lecteur découvre le passé et comprend le présent. L’alternance des voix impulse un vrai rythme, fait monter la tension jusqu’au dénouement.
     
    « Au milieu de ce chœur ami
    Elle peut vibrer encore
    Envelopée
    De ces chants bienveillants
    Elle veut se lover encore
    dans l’épaisse couverture
    des voix
    Qui atténuent tout »
     
    La petite bonne est enfin une ode à la musique. Qu’elles soient celle du Requiem de Mozart que Monsieur aime tant, ou des phrases de l’auteure, le lecteur est envouté, bercé, enveloppé dans des émotions intenses.
     
    La petite bonne se lit vite. C’est une très belle surprise de cette rentrée littéraire.

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  • Voici un premier roman original de cette rentrée littéraire que j’ai beaucoup aimé et que je vous recommande. Plusieurs voix se mêlent. Nous sommes dans l’entre-deux-guerres.
    Un couple bourgeois, Alexandrine et Blaise Daniel, emploie une bonne. Ce n’est pas la première qui travaillent pour eux....
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    Voici un premier roman original de cette rentrée littéraire que j’ai beaucoup aimé et que je vous recommande. Plusieurs voix se mêlent. Nous sommes dans l’entre-deux-guerres.
    Un couple bourgeois, Alexandrine et Blaise Daniel, emploie une bonne. Ce n’est pas la première qui travaillent pour eux. Blaise a une particularité. C’est un mutilé de guerre depuis 20 ans, une gueule cassée. Infirme, il ne peut rien faire seul et suscite le dégoût chez les autres. Son handicap fait rapidement le vide autour d’eux.
    Dans le roman, on découvre la rencontre entre Alexandrine et Blaise. Il était pianiste, d’ailleurs elle est tombée amoureuse de lui grâce à sa musique. Aujourd’hui il ne peut plus vivre sa passion. Il peut seulement écouter des disques sur un gramophone.
    Alexandrine se dévoue entièrement à son mari. Pour une fois, elle s’autorise une sortie loin du quotidien éprouvant. Pendant ce temps, c’est la petite bonne qui s’occupe de lui. Mais lui a une autre idée en tête et il espère bien que la bonne acceptera. Il la trouve trop jeune mais mieux que les précédentes. Une relation étonnante naît entre ces deux êtres et la fin m’a totalement surprise.
    La forme est originale. Le texte est tantôt aligné à droite, tantôt à gauche tel un poème, tantôt justifié. Je vous laisse découvrir qui sont les voix derrière ces mises en forme, entre prose et vers libres. La construction et l’écriture sont aussi intéressantes, d’un style inédit, très efficace. Tout ce que j’aime dans les premiers romans.
    Derrière ces voix on ressent surtout la condition sociale et féminine d’une femme. La petite bonne qui n’a d’ailleurs pas de prénom. J’ai beaucoup aimé découvrir la psychologie des personnages. Tel un jeu de piste, j’ai rassemblé les éléments pour cerner les voix et leur histoire.
    Bref un très bon moment de lecture, comme toujours avec Les Avrils.
    Je remercie Netgalley et Les Avrils pour cette lecture

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