La romancière franco-américaine partage ses conseils, ses rêves, ses projets et toute sa passion pour la lecture et l’écriture
La romancière franco-américaine partage ses conseils, ses rêves, ses projets et toute sa passion pour la lecture et l’écriture
Se séparer de sa tétine est une étape importante pour un enfant, souvent teintée d’émotions contradictoires : attachement, réconfort, mais aussi nécessité de grandir. Avec Tétine ma copine Suzie Morgenstern aborde ce moment avec une infinie tendresse et une touche d’humour, rendant cette transition plus douce et rassurante.
Dès les premières pages, le jeune lecteur s’identifie à cette petite éléphante attendrissante qui considère sa tétine comme une véritable amie, toujours là pour la consoler dans les moments de fatigue, de tristesse ou de contrariété. Mais voilà que l’école approche, et avec elle un dilemme de taille : comment dire adieu à cette fidèle compagne ? La narration fluide et sensible retranscrit avec justesse les émotions de l’enfance, tandis que les illustrations de Jean-Charles Sarrazin apportent une douceur et une expressivité qui enrichissent le récit. On apprécie particulièrement le choix des personnages animaliers, dont les expressions pleines d’humanité et les petits détails disséminés dans les illustrations captivent l’attention des enfants.
L’histoire se construit autour des multiples tentatives de la petite éléphante pour abandonner sa tétine, chacune se soldant par un échec… jusqu’au jour où germe une idée lumineuse. Cette fois-ci, c’est peut-être la bonne ! Lorsqu’elle trouve enfin une solution qui lui convient, elle franchit un cap décisif dans son apprentissage de la vie.
Cet album se révèle être un merveilleux compagnon pour aider les tout-petits à vivre cette étape sans stress. Il ne force pas, mais guide en douceur, laissant à l’enfant le temps et l’espace de mûrir sa décision.
Un livre tendre et rassurant, à mettre entre toutes les petites mains qui s’apprêtent à dire au revoir à leur tétine… ou du moins à y réfléchir !
https://latelierdelitote.canalblog.com/2025/02/tetine-ma-copine.html
Susie Morgenstern est une autrice qui a marqué ma jeunesse, tout comme Marie-Aude Murail : je garde d’excellents souvenirs de « La Sixième », « Les Deux Moitiés de l’Amitié », « La Première Fois que j’ai eu Seize Ans » ou encore « Lettres d’Amour de 0 à 10 ans ». J’aime les livres de Susie Morgenstern mais aussi sa personnalité solaire (à retrouver par exemple dans le « 21 cm » d’Augustin Trapenard).
Une personnalité que l’on retrouve complètement dans « Mes 18 Exils », autobiographie à la construction originale – le récit est globalement chronologique mais découpé en chapitres qui racontent chacun un exil : être une fille, être juive, être une intello, être amoureuse, être mère, être immigrée, être veuve, être malade…
Susie Morgenstern est née en 1945 dans une famille juive, à Newark (qui est également la ville de naissance de Philip Roth et de Paul Auster). Elle est très proche de sa mère et de ses sœurs, femmes à la forte personnalité. Susie, quant à elle, est l’intello du foyer, qui éprouve un grand bonheur à aller à l’école, apprendre, lire, écrire – une passion qui ne la quittera jamais.
Alors qu’elle effectue une année d’étude en Israël, elle croise à la cantine de l’université un jeune mathématicien français qui est là pour un colloque, et pour qui elle a un coup de foudre. En épousant Jacques Morgenstern, elle quitte les Etats-Unis et sa famille adorée pour s’installer en France (à Nice) un pays où elle n’a jamais mis les pieds, où elle ne connait personne, et dont elle ne maîtrise ni la langue ni les codes…
Quel plaisir de lire cette autobiographie! Nul doute qu’elle plaira beaucoup aux nombreux fans de l’autrice, même si elle aborde finalement très peu l’écriture dans ce récit. Elle parle sans langue de bois, mais avec beaucoup de tendresse de ses parents, de ses sœurs, de Jacques son grand amour, de ses filles, ses petits-enfants, de Georges avec qui elle a refait sa vie après un douloureux veuvage, de ses amis. Elle évoque également son rapport au judaïsme, son identité, ses difficultés à s’intégrer en France, sa carrière d’enseignante (curieusement peu épanouissante) et les épreuves qui l’ont frappée.
Susie Morgenstern est assez cash, mais elle a cette approche non-conventionnelle, ce côté enthousiaste et optimiste, qui sont très rafraichissants: elle a vécu des événements tragiques, des situations difficiles, elle s’est parfois trompée, elle a des regrets … mais elle a une énergie ultra positive, un goût pour le bonheur, un côté enfantin, frondeur, qui font beaucoup de bien.
Comme dans ses romans, Susie Morgenstern parle ici des choses de la vie, et notamment de sujets importants, graves, tristes, avec conviction, humour et beaucoup d’humanité. Une très belle autobiographie!
J’aime tellement l’humour et la philosophie de ce livre … il donne « le ton » de ce qui attend mes élèves en classe pour l’année de CM1 et de CM2 ! Sans en avoir l’air, il délivre de jolis messages sur la vie et notamment : « Si je vous ai donné ces jokers, c’était pour en profiter ! Maintenant, c’est trop tard ! […]Notre naissance nous a donné tous ces jokers. Il vaut mieux les dépenser ! » Ce vieil instituteur est bien décidé à apprendre des choses qui ne sont pas toujours au programme mais qui sont indispensables pour aimer et savoir profiter de la vie !
J’ai moi aussi repris ce petit brin de folie de ce drôle de maître et mes élèves ont eux aussi la possibilité de gagner des jokers au fil des semaines. Ils adorent ces petits privilèges : on décide ensemble en « CONSEIL » des JOKERS possibles et réalisables pour notre classe… et chaque année ils m’épatent avec leur imagination sans limite …
UN JOKER POUR AVOIR 1 BARRE DE CHOCOLAT …. UN JOKER POUR QUE LA MAÎTRESSE FASSE LE DESSIN DE MA POESIE … UN JOKER POUR ÊTRE L’ASSISTANT DE LA MAÎTRESSE … UN JOKER POUR QUE MAÎTRESSE ECRIVE MES DEVOIRS … UN JOKER POUR ECOUTER DE LA MUSIQUE PENDANT L’ART PLASTIQUE …
J’ai hâte de découvrir ce qu’ils vont m’inventer cette année !
Susie Morgenstern a délaissé la littérature jeunesse pour une rétrospective de sa vie (est-ce l’âge qui veut ça ?).
Elle nous retrace 18 étapes majeures ou faits marquants de sa vie qu’elle appelle « Mes 18 exils ».
J’ai été très touchée par son histoire et sa personnalité ; ce fut un vrai bonheur de lecture.
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