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Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Tristan Corbière Les Amours jaunes suivi de six poèmes retrouvés et de Le Casino des trépassés et L'Américaine « On peut aimer jaune comme on rit jaune », disait André Breton des poèmes de Corbière pour souligner leur dissonance majeure. Et ce sont bien, en effet, les fausses souffrances et les fausses grandeurs qui sont ici tournées en dérision par un poète qui s'éloigne de sa propre image et, de soi à soi, vient creuser la plus grande distance. L'écriture s'ouvre ainsi à la parodie qui dénonce l'imposture des formes, et à toutes les ressources d'un jeu verbal où l'ironie dit amèrement la discordance de vivre.
Lorsqu'il paraît en 1873, le recueil ne rencontre guère d'écho. Un an plus tard, tout jeune encore, son auteur meurt, et ç'aura été son seul livre. Mais en faisant de Corbière, dix ans plus tard, un de ses « poètes maudits », Verlaine ouvre une nouvelle carrière aux Amours jaunes dont le héros de Huysmans, des Esseintes, apprécie de son côté, dans A rebours, la veine excentrique et cocasse. Après quoi, les surréalistes situeront Corbière à sa véritable hauteur en faisant de lui, à côté de Rimbaud et de Lautréamont, l'artisan d'une révolution poétique essentielle.
Edition de Christian Angelet.
Pas toujours facile d'accès... Mais une fois qu'on a compris, il est assez agréable à lire finalement.
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