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Un petit bijou de douceur et de beauté des sentiments humains. Un livre choc pour moi.
L’absence et la perte d’un être cher peuvent démolir l’homme. Nous ne sommes pas grand chose face à la mort qui fait partie intégrante de notre être. Tout cela David Lelait en a fait un cours mais magistral roman. « Ce dimanche 3 avril, au soir, tes jours d’homme m’ont filé entre les doigts. Au presque commencement de ma vie, je t’ai perdu, toi avec qui je voulais la finir. Nous avions oublié d’être mortels, le temps nous a rattrapé. »
Ce livre relatant un amour entre deux hommes est à nouveau une réussite à mes yeux - comme l’avait été ‘’Je suis la maman du bourreau’’. Cet auteur sait traiter avec toute la finesse qu’il faut, des thèmes lourds, chargés d’un poids incommensurable. Ici la maladie, l’accompagnement puis la perte de l’être aimé sont vécus avec les tripes, dépeints avec toutes les larmes d’un corps d’homme qui se croyait robuste et ancré sur la terre ferme. Oui mais quand la destin vous fait vivre une telle épreuve, tout se morcelle, tout est remis à plat dans votre vie. Dommage que nous ne mesurions pas la chance de nos vies avant de les voir tourner au drame.
Pour en parler, rien de mieux que quelques citations glanées dans un livre qui pourrait être recopié dans son intégralité tant la beauté des mots est omniprésente.
Citations :
« Tu vas t’absenter de moi. »
« Ce printemps où tu es parti, je ne l’ai pas vu passer. Je survivais hors du monde. »
« Aujourd’hui, si durement confronté à la mort, j’aimerais croire en un refuge céleste, en un jardin des âmes où un brin de toi batifolerait joyeusement. Je souffrirais tellement moins si je te savais quelque part, sauvé, éternel. L’insupportable, c’est ce nulle part, ce plus jamais, ce plus rien qui prend toute la place. »
« Oh, attention, les premières lueurs du matin paraissent, il faut faire vite, rendre les heures volées à la nuit et nous dire adieu. Voilà, je sens ta main fondre dans la mienne, ta peau douce se dérober de moi et ton souffle lentement s’éloigner de mes lèvres. »
« Etonnamment, le jour succède à la nuit. IL se lève encore, impeccable, sans retard ni faute. Je cherche mon chemin dans la brume épaisse, anesthésié par une douleur sourde sur laquelle je ne pose pas de mots tant je la découvre, seconde après seconde, lentement. »
« Il me faut maintenant accueillir encore, sans en porter la faute, mes désirs d’homme jeune, m’ébattre et jouir de ce sexe, marque de notre humanité et de notre connexion aux autres. »
Difficile de rendre justice à ce court récit ; court mais intense sur l'absence, le manque, la mort de l'être aimé.
Ce livre est un cri, le désespoir d'avoir trouvé l'amour, d'avoir vécu une période de félicité courte trop courte puis rapidement la maladie, le soutien sans faille, la souffrance et l'indicible chagrin.
C'est aussi une reconnaissances aux amis qui sont toujours présents ; indispensable béquille pour survivre.
C'est magnifiquement écrit et ce texte prend aux tripes.
Marina Carrère d'Encausse ne sait pas tromper quand elle écrit " Une des plus belles histoire d'amour de j'ai lues " car c'est également ce que je pense après la lecture de ce roman.
une histoire d'amour entre homosexuels qui n'a rien de choquant, de méprisant bien au contraire.
L'auteur n'emploie aucun mot vulgaire, tout est pudeur, poétique .
Une douleur que tout être amoureux connait quand il perd sa moitié .........
Je recommande vivement ce livre plein de poésie qui réchauffe le coeur ......
Quand les mots parlent des maux alors les mots sont émotion !
C'est une sublime déclaration d'amour écrite à l'encre des larmes versées au "départ" de l’être aimé . On est dans une vérité d'amour incroyable ,sensible ,juste ,pudique et tellement émouvante.
C'est une écriture tellement belle qu'elle impose le respect .Il n'y a rien d'autre à dire que lire pour se recueillir de cette douleur ultime qui fait naître le beau dans son tourbillon de souffrances . Quand même respirer vous semble difficile ,quand celui qui reste doit supporter l'inadmissible alors on ne peut qu'admirer que ces émotions effroyables aient pu donner un si beau témoignage où rien n'est de trop ,où tout est juste et admirablement bien écrit .
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