Un roman qui vient de décrocher le Prix FNAC 2023
Je vous rejoins!
Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, il est confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure. Mais il a du génie entre les mains. Toutes les fées ou presque se sont penchées sur Viola Orsini. Héritière d'une famille prestigieuse, elle a passé son enfance à l'ombre d'un palais génois. Mais elle a trop d'ambition pour se résigner à la place qu'on lui assigne.
Ces deux-là n'auraient jamais dû se rencontrer. Au premier regard, ils se reconnaissent et se jurent de ne jamais se quitter. Viola et Mimo ne peuvent ni vivre ensemble, ni rester longtemps loin de l'autre. Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur quand l'Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s'il doit perdre Viola ?
Un roman plein de fougue et d'éclats, habité par la grâce et la beauté.
Un roman qui vient de décrocher le Prix FNAC 2023
Fabuleuse destinée d'un sculpteur de génie .
J'ai été happée par l'histoire des les premières lignes.
Les deux personnages principaux Viola et Mimo nous embarquent dans l'amitié , leur soif d'ambition , leur persévérance, leurs doutes ...
L'auteur nous invite à réfléchir sur l'art, sur un fond historique qui traverse le XXème siècle, de la première guerre mondiale à la défaite du régime totalitaire mussolinien, en passant par une montée du fascisme qui obligera le jeune Mimo à faire des compromis entre son art et ses convictions.
Hâte de découvrir d'autres livres de cet auteur !
En 1917 quand commence cette histoire, Michelangelo Vitaliani a 13 ans et vit à Pietra d’Alba, une petite ville italienne imaginaire. Quand elle se termine, en 1986, il a 82 ans et termine sa vie dans l’abbaye de La Sacra où il vit reclus depuis 35 ans.
Né de petite taille, Michelangelo dit Mimo se révèlera très jeune, être un sculpteur de génie et sortira, grâce à son art, de son milieu ouvrier pour tutoyer les plus hautes sphères de la société italienne du début du XXème siècle. Installé à Gênes, à Florence ou à Rome, Mimo côtoya les plus grands, mais il revint toujours à Pietra d’Alba où vivait son amour d’enfance, Viola Orsini, la fille d’une famille d’aristocrates qui scella son destin.
Ce « funambule en équilibre sur une frontière trouble située entre deux mondes, la raison et la folie » mena une vie décousue dans laquelle il ne cessa d’alterner la sculpture et la débauche. Un « petit homme avec une ombre immense» qui aurait dû marquer son époque, si sa statue de La Pietà n’avait provoqué, en 1951, une sorte d’hystérie collective qui contraignit le Vatican à le bannir.
J’ai retrouvé avec plaisir la belle plume de Jean-Baptiste Andréa, même si le roman m’a semblé piétiner quelques fois, m’interpelant sur la finalité des nombreux périples de son héros. La partie historique est intéressante même si elle est peu approfondie et elle suffit à ancrer ce récit d’un autre siècle dans notre époque.
Si certains personnages secondaires sont passionnants et originaux, je me suis difficilement attachée à Mimo, un peu trop sûr de lui et souvent versatile. Mais j’ai eu un tel coup de cœur pour Viola, si excentrique et si forte, que la suivre en pointillé tout au long de la vie du sculpteur fut un régal.
Au final, l’ensemble est équilibré et je comprends l’engouement pour cette belle histoire d’amour et d’art qui m’a fait découvrir l’incroyable puissance créatrice de la sculpture.
Michelangelo Vitaliani se meurt à l’abbaye de la Sacra di San Michele entouré des moines veillant sur une sculpture, la sienne, dont personne ne doit savoir o elle se trouve. Son destin, il le doit à la première guerre mondiale avec la mort du père, envoyé par la mère chez l’oncle Alberto Zio, sculpteur dans la région de Turin. Adieu les paysages de la Savoie française. Des hasards jalonneront sa route jusqu'à atteindre la notoriété. Des personnes aux sentiments divergents assurent les commandes religieuses et séculières au cours de plusieurs décennies entre paix et guerres. De Viola son jumeau cosmique à Bizzario et Sarah, d’Anna et Vittorio à la famille Orsini, des saltimbanques, des artisans à la bourgeoisie, toutes ces rencontres aboutiront à la création de la sculpture maudite, celle dont le roman nous trame sa fin, une Pieta bousculant les diktats de vatican, une Pieta dérangeante.
Un livre original, hors du commun.
Très difficile de sortir une chronique d’un livre aussi parfait. Mimo (pourquoi pas Mino puisqu’il est plus petit que la moyenne – un nain pour certains, bien qu’il prétende être normal –
Le père de Mimo est mort pendant la guerre de 17, alors que son fils est encore un enfant. Sculpteur très doué de métier, il a commencé à montrer à son fils les secrets du métier.
Mimo, recueilli dans un monastère, est en train de mourir, veillé par un frère moine.
Au crépuscule, bien avancé, de sa vie il se remémore tous les événements (et ils sont nombreux) qui ont animé sa vie.
Après la mort de son père, sa mère l’envoie en Italie, plus exactement à Pietra d’Alba, chez un oncle pour y apprendre le métier de sculpteur, un oncle peu scrupuleux qui exploite Mimo ce dernier se révélant très doué. Il deviendra d’ailleurs un sculpteur de grand renom avec une Pietà pour principal chef-d’œuvre.
A Pietra d’Alba, Mimo fait la rencontre de Viola d’Orsini, née d’une famille noble et riche. Viola est une originale qui se plait dans les cimetières à essayer de converser avec les morts et qui rêve de voler.
Nous allons donc faire connaissance avec cette famille d’Orsini, omniprésente dans ce roman au travers de Viola toujours bizarre, mais aussi Francesco le prêtre, puis Evêque et Cardinal (pas très clair), et Stefano le malhonnête.
L’histoire est difficile à raconter tant elle est dense en cette période d’entre deux guerres om le fascisme s’installe en Italie. Ce qui est primordial est la relation Mimo - Viola, une amitié profonde mais scabreuse, leurs caractères bien trempés les rassemblent mais bien souvent les divisent.
C’est une (ou plusieurs) histoire(s) qui se déroule(nt) dans ce roman de presque 600 pages).
Il a une écriture hors du commun et surtout très riche Jean-Baptiste ANDREA, ce livre est très complet. Il traite de nombreux sujets. J’ai beaucoup aimé (même si parfois je me suis un peu ennuyée car il y a quelques longueurs).
En bref, une rubrique très certainement incomplète tant le sujet est dense et diversifié. Mais si je peux donner un conseil aux amateurs de belle littérature, de livres hors du commun, d’un brin de poésie et d’originalité alors : LISEZ-LE !
En ce jour d’automne 1986, en Italie, un des trente-deux frères qui habitent encore l’abbaye se meurt. Ce n’est pas un mourant comme les autres. Lui, Il Francese, est le seul en ce lieu à ne pas avoir prononcé de vœux, et pourtant on lui a permis de rester pendant quarante ans. « Il est là pour veiller sur elle ». Elle, c’est cette statue qu’il a sculptée, cette Pietà, une œuvre majeure qui a sidéré et fasciné, celles et ceux qui ont eu le privilège de la contempler.
Luttant contre la mort, il se souvient… C’est ainsi que défile le récit de sa vie, à rebours.
Né en France en 1904, de parents italiens pauvres, Michelangelo Vitaliani dit Mimo est atteint d’achondroplasie, il est de petite taille. Il va découvrir son pays l’Italie, au décès de son père, en octobre 1916, lors de la Première guerre mondiale. En effet, sa mère l’envoie alors en apprentissage dans un petit atelier turinois, chez Zio Alberto, un sculpteur de pierres comme l’était le père de Mimo, mais sans envergure. Fin 1917, Alberto et son apprenti partent s’installer à Pietra d’Alba.
À l’extérieur du village, en lisière de forêt, se dresse la villa du très riche clan des Orsini.
Viola Orsini est la fille de cette famille prestigieuse. Elle est extrêmement intelligente, féministe et ambitieuse. Elle a même trop d’ambition pour se résigner à la place qu’on lui assigne et rêve de voler pour échapper à sa condition féminine.
Le jeune garçon est un nain, certes, mais il est beau et surtout il est un génie précoce qui a le don de comprendre la pierre et de savoir la tailler à merveille.
Ces deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer, vont, au premier regard se reconnaître et ne jamais se quitter. Entre la jeune et riche aristocrate et le modeste ouvrier sculpteur va naître une liaison platonique, ils ne pourront ni vivre ensemble, ni rester loin l’un de l’autre.
Veiller sur elle, de Jean-Baptiste Andrea, Prix Goncourt 2023 nous invite à suivre la destinée de ce sculpteur hors-pair dans l’Italie de l’entre-deux-guerres avec la montée du fascisme et l’arrivée au pouvoir de Mussolini. La religion, son poids, ses secrets, son influence dans de nombreux domaines sont présents tout au long du roman.
En parallèle à l’ascension du petit Mimo , Jean-Baptiste Andrea brosse avec talent le portrait parfois presque fantastique d’une femme prête à tout pour conquérir sa liberté. Il n’oublie pas les autres personnages qui sont tous, bien analysés psychologiquement, parfois peut-être de manière un peu caricaturale.
Ce roman d’amour inscrit dans ces années de fureur qu’a connues l’Italie montre bien le fossé qui existait entre les riches aristocrates et leurs journaliers quasiment asservis. Hymne à l’art en général et à la sculpture en particulier, il permet également d’en suivre l’évolution dans cette première moitié de vingtième siècle, sans oublier le cinéma, ce septième art, dont il est aussi question avec la visite du studio mythique Cinecittà, outil de propagande fasciste.
Les descriptions, telles des tableaux de peintre, somptueuses en couleurs, des jardins et de la forêt qui entourent la villa Orsini, du village de Pietra d’Alba avec sa pierre un peu rose, mêlées aux fragrances émanant des orangers, citronniers et bigaradiers m’ont donné l’illusion de me promener au cœur de ces paysages et procuré de belles émotions.
Veiller sur elle est certes un roman d’amour plein de rebondissements, habité par la grâce et la beauté, dont l’intérêt est augmenté par son déroulement dans une période majeure de l’histoire de l’Italie, pourtant je n’ai pas été emportée autant que je l’espérais, le trouvant un peu long et manquant d’éclat, trop foisonnant de thèmes divers.
Chronique illustrée à retrouver ici : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/2023/12/jean-baptiste-andrea-veiller-sur-elle.html
Je crois que nous ne sommes pas les seules à penser ainsi .
Je suis plutôt d'accord. :-) Un excellent livre, porté la magnifique écriture de JBA, mais pas un coup de cœur.... :- )
La visionnaire et son aimant
Dans une abbaye, en cet automne 1986, celui qui se meurt est là depuis quarante ans sans avoir prononcé ses vœux, il veille sur sa Pietà.
Tous sont suspendus à ce dernier souffle qui semble avoir tant à dire…
« Il fait partie du lieu. Il est là pour veiller sur elle. »
Lui l’orphelin de guerre, dont la mère s’est séparée pensant lui assurer un meilleur avenir, en l’envoyant chez son oncle en Italie car il est doué, il sera un grand sculpteur.
Mais celui qui devait lui enseigner et le protéger n’est qu’un être vil et vénal.
Qu’importe Michelangelo Vitaliani, dit Mimo, ce « nabot »deviendra un géant. Rien ni personne ne l’arrêtera.
L’auteur nous donne à entendre non pas la voix d’un mourant mais le souffle de ce géant.
C’est ainsi que le lecteur entre en communion avec cette destinée exceptionnelle.
Mimo a du talent et la chance de rencontrer Viola Orisini, fille du château, qui elle aussi est hors norme. Hypermnésique, faisant fi des devoirs de son rang, elle est d’une curiosité insatiable et avant-gardiste.
« J’ai des choses à faire. Et toi aussi. Un grand destin nous attend. […] Je voulais te montrer qu’il n’y a pas de limites. Pas de haut ni de bas. Pas de grand ou de petit. Toute frontière est une invention. Qui comprend ça dérange forcément ceux qui les inventent, ces frontières, et encore plus ceux qui y croient, c’est-à-dire à peu près tout le monde. »
C’est sur ce credo que ces deux enfants vont forger leur vie, de séparations en retrouvailles, ils seront ces deux aimants.
Deux êtres qui épouseront les joies et les drames d’une époque tourmentée.
La construction de ce livre nous donne à voir une fresque italienne classique mais également nimbée d’une aura.
Un rythme où la fougue le dispute à la délicatesse.
Du souffle ce roman n’en manque pas car Viola sait reconnaître chaque vent, les éléments font partie de son ADN .
C’est un très beau portrait de femme, qui nous dit que Mimo n’aurait peut-être pas été le grand Vitaliani, sans ce regard sur lui à la fois amical, mais sans concession.
Pour Viola, Mimo n’a jamais été un piccolo.
C’est Mimo qui rend son dernier souffle en vous livrant une vie aussi extraordinaire par ses rebondissements que par les sentiments éternels qui lient ces deux êtres.
Le grand Vitaliani vivra dans la pierre.
Son secret dévoilé est juste inouï et en parfaite osmose avec ces deux êtres.
Le dernier souffle emporté par la ronde des vents : tramontane, sirocco, libeccio, ponant et mistral.
Car Viola et Mimo sont « une symphonie. Et même la musique a besoin de silence. »
Heureuse que ce roman ait reçu une prestigieuse récompense
©Chantal Lafon
https://jai2motsavousdire.wordpress.com/2023/12/31/veiller-sur-elle/
Orphelin de père, Mimo est confié à son oncle Alberto à Pietra d’Alba (Italie). Âgé de 12 ans et atteint de nanisme, Mimo se retrouve apprenti sculpteur. Ayant de l’or entre les mains, il fait rapidement ses preuves. C’est au détour d’une commande qu’il rencontre Viola Orsini, héritière d’une grande famille. Ces deux-là ne devaient jamais se rencontrer et pourtant tout les rapproche.
« - Toi, moi. Notre amitié. Un jour on s'aime, le lendemain on se déteste... Nous sommes deux aimants. Plus nous nous rapprochons, plus nous nous repoussons.
- Nous ne sommes pas des aimants. Nous sommes une symphonie. Et même la musique a besoin de silences. »
Faut-il encore présenter Jean-Baptiste Andréa, lauréat du Goncourt 2023 ? Inutile, les médias s’en chargent admirablement.
Jean-Baptiste Andréa et moi, c’est tout d’abord Ma Reine, son premier roman paru en 2017 et dont je garde encore un très joli souvenir. Un conte initiatique porté par une plume poétique. Le rêve et la réalité s’y mélangent et il faut se laisser porter pour en savourer chaque mot.
Ensuite, il y a eu Cent millions d’années et un jour en 2019. Enfin, Des diables et des saints en 2021. Le mode groupie était activé, c’était certain.
Dans ce quatrième roman, Veiller sur elle, je retrouve encore le pouvoir de conteur de Jean-Baptiste Andréa. Il parvient, sur quasi 600 pages, à me tenir en haleine dans une fresque italienne où les personnages sont nourris de grands sentiments et de grands rêves. Bien sûr, il y a d’autres choses dans ce roman, comme la naissance d’une œuvre tenue longtemps secrète et de la montée du fascisme laissant à chacun le soin de choisir son camp. Mais ce que je retiens principalement de ce livre, c’est la fusion de deux âmes pour qui même le temps n’a pas d’emprise. S’aimer, se repousser, se détester, se retrouver, ils ont vécu mille choses.
Veiller sur elle m’a tout aussi séduit que les précédents romans de Jean-Baptiste Andréa et bien évidemment, j’en demande encore :)
http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2023/12/29/40158230.html
En 1986, à la veille de sa mort, Michelangelo Vitaliani reprend l’histoire de sa vie depuis le monastère italien où il s’est retiré. Une enfance cassée par la première guerre mondiale qui lui a enlevé son père, il n’avait que dix ans. Envoyé par sa mère auprès d’un oncle à Pietra d’Alba, Mimo est un pauvre gamin mal aimé et moqué à cause de sa petite taille. Il suit un itinéraire sinueux protégé au fil du temps par son grand talent de sculpteur et sa rencontre avec Viola Orsini, fille excentrique et visionnaire d’une riche famille italienne régie par les lois du patriarcat. Viola et Mimo, aussi différents soient-ils, ne seront jamais bien loin l’un de l’autre. « …Nous ne sommes pas des aimants. Nous sommes une symphonie. Et même la musique a besoin de silences. »
Au cœur de ce volumineux roman de presque 600 pages, prise dans un véritable tourbillon duquel je me suis extraite au terme d’environ deux cents pages lues sans grand intérêt, j’ai ensuite apprécié l’écriture délicate de Jean-Baptiste Andréa, son imagination romanesque incroyable dans un roman où l’art italien et ses grands artistes se hissent en personnage principal aux côtés de ces deux « jumeaux cosmiques » pris entre leur soif de liberté, leur idéologie et la montée du fascisme dans l’Italie de l’entre-deux guerres.
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Votre avis correspond parfaitement au mien, mais j'aurais été un peu moins généreuse que vous dans les étoiles . J'aurais mis 3 ou 3, 5 maximum .
Cependant VEILLER SUR ELLE reste un roman intéressant .