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Au revoir là-haut

Couverture du livre « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre aux éditions Albin Michel
Résumé:

PRIX GONCOURT « Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d'avantages, même après. » Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la... Voir plus

PRIX GONCOURT « Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d'avantages, même après. » Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts...
Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.
Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

Adapté au cinéma par Albert Dupontel (César de la meileure adaptation pour P.Lemaitre et A.Dupontel; César du meilleur réalisateur à A.Dupontel)

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Articles (6)

Avis (141)

  • Un coup de maître!
    on suit avec effroi et délectation Pierre Lemaitre orfèvre de polars et le voilà parti dans un roman historique époustouflant!
    14/18 comme si vous y étiez!
    Une écriture cinématographique (Dupontel l'a saisi aussi!), des personnages campés avec perfection et souci du...
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    Un coup de maître!
    on suit avec effroi et délectation Pierre Lemaitre orfèvre de polars et le voilà parti dans un roman historique époustouflant!
    14/18 comme si vous y étiez!
    Une écriture cinématographique (Dupontel l'a saisi aussi!), des personnages campés avec perfection et souci du drame, des faits historiques avérés, tout concourt à ce qu'on soit bluffé par ce livre!
    évidemment le tome 2 de la trilogie "les enfante du désastre" est à dévorer aussi : Couleurs de l'incendie! le miroir de nos peines sort en 2019 !

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  • Ce roman, fantastiquement écrit, nous raconte l’enfer vécu par les rescapés de la première guerre mondiale. Ces hommes considérés comme des héros par l’opinion publique sont en réalité des oubliés de l’Etat. Ils ont quitté leur travail, leur maison, leur famille pour revenir blessés physiquement...
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    Ce roman, fantastiquement écrit, nous raconte l’enfer vécu par les rescapés de la première guerre mondiale. Ces hommes considérés comme des héros par l’opinion publique sont en réalité des oubliés de l’Etat. Ils ont quitté leur travail, leur maison, leur famille pour revenir blessés physiquement et psychologiquement. Seulement personne n’avait prévu l’après. Aucune anticipation de la part des politiques qui les ont envoyés au front mais ne les ont aucunement aidés à leur retour. Alors pourquoi ne pas tirer un profit personnel lorsque les hommes politiques cherchent à se gargariser de cette guerre qu’ils n’ont vécue qu’à distance.
    Un livre qui parle également d’une amitié unique où chacun de sent redevable de l’autre. Deux hommes si différents et pourtant complémentaires qui, ensemble, vont réussir l’impossible, tel le phénix qui renait de ses cendres, grâce à l’espoir né d’un projet insensé.

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  • Incroyable cette description lorsqu'il nous emmène dans le trou de cette bombe !

    Incroyable cette description lorsqu'il nous emmène dans le trou de cette bombe !

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  • Malgré un style un peu étrange, l'intrigue est de grande qualité. Une oeuvre justement récompensée que nous avons relue à l'occasion du centenaire de l'armistice, comme un ultime témoignage nécessaire. Chaque personnage est habilement travaillé pour le réalisme de cette fiction.

    Malgré un style un peu étrange, l'intrigue est de grande qualité. Une oeuvre justement récompensée que nous avons relue à l'occasion du centenaire de l'armistice, comme un ultime témoignage nécessaire. Chaque personnage est habilement travaillé pour le réalisme de cette fiction.

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  • vant l’heure, puisque sorti en 2013, année précédant l’offensive commémorative de la Grande Guerre, « Au revoir là-haut » (Ed. Albin Michel), signé Pierre LEMAÎTRE, se révèle être un bon roman où se mélange fiction, pas si improbable que cela, par ailleurs et fond historique.
    Avec le talent...
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    vant l’heure, puisque sorti en 2013, année précédant l’offensive commémorative de la Grande Guerre, « Au revoir là-haut » (Ed. Albin Michel), signé Pierre LEMAÎTRE, se révèle être un bon roman où se mélange fiction, pas si improbable que cela, par ailleurs et fond historique.
    Avec le talent qu’on lui reconnaît, Pierre LEMAÎTRE, nous emmène avec beaucoup d’efficacité, de justesse et de questions dans cette période trouble de fin de guerre. À travers ses mots, ses images, ses silences, on peut ressentir et mieux cerner le quotidien lourd de boue et sans grande espérance des poilus englués dans les tranchées. On peut s’aigrir aussi de l’arrivisme de ces chefs qui se servent plutôt que de servir leur pays.
    Le livre s’ouvre à la veille de l’Armistice. Alors que la rumeur de ce dernier se précise de toutes parts, la volonté d’un officier de lancer encore une dernière charge sur le front 131 n’a d’égale que celle des troupes qui préféreraient jouer la montre et enfin oser croire à un retour rapide à la vie civile. L’officier trouvera le moyen de dynamiser ses troupes contre les Boches. Les poilus iront au carnage. Ceux qui en reviendront seront à jamais des gueules cassées, tandis que l’officier ira aux honneurs, d’abord, à ses magouilles d’après-guerre, ensuite... Quelle ineptie ! Quelle bassesse ! Quelle ignominie !

    La seconde partie du roman, plus fictive celle-là, met en scène les protagonistes de la première partie qui, pour des raisons différentes, s’enferment peu à peu dans l’engrenage des mensonges, des malversations, des arnaques aux sentiments et des règlements de comptes intrafamiliaux. Au fil de l’histoire, le lecteur est habité de l’envie d’en connaître le dénouement. Qui s’en sortira ? Qui s’y perdra ? Les mauvais devront-ils enfin répondre de leurs actes. Les bons seront-ils in fine gagnants ? Et, après tout, y-a-t-il seulement des bons ? Au-delà de l’envie de connaître la fin, le lecteur aura, je crois, envie de chercher réponses à ses questions sur les soifs de revanche, de pouvoir, de puissance et d’argent qui gauchissent la droiture humaine !

    Bref, un roman comme je les aime. Il se laisse lire pour le plaisir mais suscite la réflexion et l’envie de s’interroger sur ce qui se passe encore aujourd’hui aux alentours de toutes les guerres qui attaquent notre Monde.

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  • Novembre 1918. Fin de la Grande Guerre.
    Le lieutenant Aulnay-Pradelle, dans l'espoir d'être promu capitaine, lance une dernière offensive contre les "Boches", en tirant 2 balles dans le dos de ses éclaireurs.
    Poussé dans le trou d'obus par le lieutenant, Albert est en train d'étouffer dans la...
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    Novembre 1918. Fin de la Grande Guerre.
    Le lieutenant Aulnay-Pradelle, dans l'espoir d'être promu capitaine, lance une dernière offensive contre les "Boches", en tirant 2 balles dans le dos de ses éclaireurs.
    Poussé dans le trou d'obus par le lieutenant, Albert est en train d'étouffer dans la boue quand Edouard épuisé par une jambe abîmée, arrive à le sortir de la boue, avant de recevoir des éclats d'obus dans le visage... Vision de guerre dans toute son horreur.
    Ils vont s'en sortir, mais dans quel état!
    Ces 3 personnages nous font revivre les lendemains de l'armistice, les illusions, les blessures atroces, la misère...
    Tableau particulièrement noir d'une France amorale, où celui qui veut s'en sortir trouve de la fierté à écraser les autres,
    où le "gueule cassée"s'éclate à inventer une super arnaque : "la mémoire bafouée de nos héros" titrent les journaux!
    où le faible a toujours peur...
    Roman aux reflets de réalité, aussi puissant qu'atroce.

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  • Le 2 novembre 1918, sur le front le lieutenant Pradelle envoie ses hommes à l'assaut contre l'ennemi. Edouard Péricourt se retrouve blessé à la jambe et une partie de la face arrachée. Celui-ci sauve Albert Maillard qui vient d'être enseveli par une grenade lancée par Pradelle, chef sans...
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    Le 2 novembre 1918, sur le front le lieutenant Pradelle envoie ses hommes à l'assaut contre l'ennemi. Edouard Péricourt se retrouve blessé à la jambe et une partie de la face arrachée. Celui-ci sauve Albert Maillard qui vient d'être enseveli par une grenade lancée par Pradelle, chef sans scrupule qui n'hésite pas à tuer ses hommes.
    Les deux blessés se retrouvent de longs mois à l'hôpital, Albert va s'occuper d'Edouard en l'aidant à manger et soulager ses douleurs. A leur sortie de l'hôpital, Edouard refuse de rentrer dans sa famille, ne veut pas leur montrer son visage monstrueux. Albert falsifie alors leur identité pour affronter la vie civile.
    Madeleine, la sœur d'Edouard, fait rapatrier le corps présumé de son frère et fait connaissance d'Henri Pradelle qui la séduit et l'épouse deux mois plus tard. C'est une jeune femme toujours d'humeur égale, très effacée, qui gère la maison familiale, et au courant de toutes les situations concernant son père et son mari.
    Le gouvernement oublie un peu les rescapés de ces 4 années d'enfer dans les tranchées et surtout les mutilés.Nos deux survivants vont vivre dans un minuscule appartement. Grâce à sa maigre pension de guerre et les revenus de ses petits emplois, Albert l'homme effacé, timide va se dévouer pour son ami.
    Edouard a refusé la reconstruction de son visage, il est dépressif et dépendant de la morphine et se retrouve condamné à être isolé de la vie extérieure.
    Louise la petite fille de la concierge devient amie des deux hommes et redonne goût de vivre à Edouard en l'aidant à fabriquer des masques éphémères qui cacheront sa mutilation fasciale.
    Artiste depuis l'enfance Edouard redessine et pour sortir de leur misère il décide de créer une société fantôme « Jules d'Apremont » sculpteur, qui devrait construire des monuments aux morts dans tout le pays dessinés par lui. En même temps Albert comptable de métier se fait embaucher à la banque Péricourt.
    Suite à une décision gouvernementale Pradelle homme orgueilleux, séducteur, menteur profite pour créer une société qui rapatrie les soldats morts sur le front : ceux ci seront mis dans des cercueils et enterrés dans des cimetières militaires. Mais pour faire fortune rapidement il va gérer frauduleusement son entreprise (cercueil trop petits, décuplés, vols d'objets personnels, mauvaise gestion d'identité des défunts).Son seul objectif est de restaurer sa propriété en ruine « la sallevière ». Cet homme volage est détesté par son beau-père M. Péricourt.
    Qui est un banquier très estimé du gouvernement et du tout Paris. Lui très négligeant envers son fils Edouard du temps de son vivant, prend soudain conscience de sa mort.
    Un fonctionnaire pointilleux et respectueux de tous ces jeunes soldats morts pour la France découvre les malversations de Pradelle, qui sera arrêté et ruiné.
    Edouard passe plusieurs jours dans un Palace pendant qu'Albert prépare leur fuite afin d'échapper à la découverte de leur supercherie.
    Albert et Pauline sa petite amie s'enfuient le 14 juillet part le train, puis à l'étranger au Liban.
    Edouard qui devait les rejoindre, quitte le Lutécia et....

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  • Au revoir là-haut, roman de l’après-guerre de 14 nous montre un État qui rend hommage à ses disparus alors même qu’il se débarrasse de vivants trop encombrants. Il nous fait revivre l’horreur des combats, sentir l’odeur de la mort, l’ambition dévorante et sans scrupules de certains, incarnés...
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    Au revoir là-haut, roman de l’après-guerre de 14 nous montre un État qui rend hommage à ses disparus alors même qu’il se débarrasse de vivants trop encombrants. Il nous fait revivre l’horreur des combats, sentir l’odeur de la mort, l’ambition dévorante et sans scrupules de certains, incarnés dans le personnage de Henri d’Aulnay-Pradelle.

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