Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Un roman choral à découvrir …
Laurence s’accorde une heure chaque vendredi matin pour courir et s’évader … c’est son petit moment de bonheur de la semaine … mais ce matin là, sa vie va basculer … Au fil des pages, c’est la même histoire qui est racontée par plusieurs parsonnages… les chapitres s’enchaînent mais avec des points de vue différents … celui de Laurence évidemment, mais aussi ceux d’Edmond (son mari), Julie et Annie (ses filles), Charles (son père) et bien d’autres comme la « voisine commère » ou Jérôme !
Majorie Tixier aborde ici un sujet très sensible (voir tabou) … et je lui tire mon chapeau pour la manière dont elle l’a traité… Son roman est bouleversant de sincérité et c’est un bel hymne à la reconstruction. Dès les premières pages du roman, on a envie d’aider Laurence et de la mettre en garde… On ne veut pas être le témoin de ce qui va lui arriver … et pourtant …
Je me suis rapidement identifiée à ce personnage féminin… étant moi-même une « joggeuse hebdomadaire ». J’ai particulièrement apprécié les paysages de ma région dans lesquelles évoluent les personnages : Saint Sulpice en Savoie, la Croix du Nivolet, le Granier… En traversant cette terrible épreuve, Edmond a compris que Laurence était indispensable à son existence et qu’il devait tout mettre en œuvre pour l’aider à se reconstruire… je les imagine désormais découvrant Valparaiso, au Chili…
Pour ma part, ce roman est l’occasion d’une belle découverte de cette auteure que j’ai eu l’occasion de rencontrer à Bourg-en-Bresse lors du 12ème PRINTEMPS DU COURS DE VERDUN (début juin) organisé par la librairie.
Un grand BRAVO Marjorie : vous avez du talent … le lecteur est littéralement aspiré par l’univers que vous avez créé !
Un texte magnifique, cri de haine et de révolte qui résonne encore et pour longtemps au creux de mon estomac.
Un roman sur l'enfance où les agissements cruels et la duplicité maternelle, ses humiliations cicatricent un handicap dans la peau d'une petite fille lumineuse.
Dans A l'encre rouge, personne n'ose s'opposer frontalement à la torture psychologique de tous les instants. Les grands parents acceptent avec résignation les mauvais traitements qui saccagent systématiquement l'innocence et les joies de l'enfance.
Comment survivre, se construire avec une mère vaniteuse, plaintive, pleutre qui piétine la vie et les sentiments de sa fille?
Comment s'engager dans une relation sentimentale si vous n'avez pas appris l'amour?
Jolene se réfugie dans l'écriture notamment de mélodies musicales et de chansons. Écrire sera une thérapie, un exutoire, une manière de sauver sa peau.
Ce conte cruel, combat d'une mère contre sa fille, m'a fait pensé à vipère au poing d'Hervé Bazin. Le sifflement aigu de la vipère résonne à chaque prise de parole de la mère.
Le ton est vif, pas de lourdeur, pas de lenteur. L'ecriture est délicate. J'ai pris un grand plaisir à lite ce roman. Le texte est élégant. Il m'a porté dans une valse d'émotions. J'ai rayonné de bonheur, chanté de joie, pleuré de tristesse, crié de frustration, hurlé de douleurs, frémit de peur, eu des papillons d'anxiété dans l'estomac, plongé dans des abimes de culpabilité... j'ai terminé le dernier - sublime - chapitre rongé d'amour.
C'est le premier roman que j'ai lu de Marjorie Tixier. Je l'ai relu car il est sélectionné pour le Grand Prix des Lecteurs des éditions Pocket, pour lequel je fais partie des lecteurs du jury. J'avais déjà beaucoup aimé ce livre lors de sa première lecture, je me suis à nouveau régalée avec cette seconde lecture. Je suis touchée à chaque fois par la plume délicate et sensible de l'autrice, par sa manière de nous faire passer des messages à travers l'histoire de ses personnages.
Ce roman est surtout l'histoire de trois femmes à la force de caractère incroyable, très courageuses et d'une grande résilience. Il y a tout d'abord Rosanie. Elle vit avec son mari dans un chalet en altitude, isolé de tout contact. Elle est très casanière surtout depuis un terrible traumatisme qui l'a rendue muette. Cette aphonie semble la protéger du monde extérieur. Malgré sa peur de l'eau, elle décide néanmoins de se rendre aux thermes de sa ville, elle habite près de Luchon. Là-bas, elle va faire la connaissance d'une autre femme brisée dans sa chaire, Félice. Celle-ci est en effet amputée des deux jambes suite à un grave accident de montagne. Elle vient aux thermes dans le cadre de sa rééducation. Toutes les deux vont dans un premier temps se regarder, Rosanie viendra toujours à la même heure pour voir Félice. Puis petit à petit, la conversation va s'engager, difficilement du côté de Rosanie, qui a toujours un petit carnet avec elle, elles prendront un thé, et se dévoileront petit à petit. Ce sont deux femmes blessés dans leur être, physiquement et moralement. Elles ont toutes les deux vécu la perte d'un être cher et en même temps la perte d'une de leurs facultés physiques. Elles ont tellement de choses en commun. Et puis, plus tard, une autre jeune femme fera son entrée dans le livre. Il s'agit de Estelle, une jeune mère célibataire, le père de l'enfant a disparu du jour au lendemain, elle est seule pour s'occuper de son fils. Rosanie rencontrera celui-ci au parc, l'enfant a lui aussi quelques petits problèmes d'élocution, Estelle ne parle pas, et pourtant Rosanie se sent attirée vers elle sans savoir pourquoi.
J'ai ainsi suivi ces trois femmes dans leur vie actuelle, dans leur passé également qui se dévoile petit à petit au fil des pages. Leur histoire à chacune est bouleversante, elles ont été toutes les trois meurtries de façon différente mais le résultat final est le même puisqu'elles souffrent. Elles ont aussi toutes les trois le point commun d'être combative, même si c'est bien souvent compliqué. Elles vont aussi se rendre compte petit à petit qu'elles ont certains points communs dans leur passé qui créent un lien entre elles. Elles viennent toutes, par exemple, de Dinard, ont toutes les trois fui cette ville pour diverses raisons, et se retrouvent à Bangnères-de-Luchon. D'ailleurs, le thème de l'eau est très présent, tout comme la couleur bleue. Il y a l'eau des thermes, l'eau de la mare où le petit garçon joue avec les canards, et l'eau de l'océan. Le bleu a son double sens ici, le bleu comme couleur de l'eau, et le bleu suite à un coup physique ou à l'âme. J'ai beaucoup aimé ces différents sens.
Je me suis très vite attachée à chacune des trois protagonistes. Elles sont très attachantes, leur histoire personnelle fait que j'ai ressenti très vite de l'empathie envers elle. L'autrice les a très bien travaillées et très bien dépeintes, les rendant très réelles. J'avais ainsi l'impression qu'elles faisaient réellement partie de ma vie, comme des amies. J'ai été très touchée par leur vécu, par leurs blessures, j'avais bien souvent envie de les aider, de les épauler. Je les ai quittées à regret à la fin. Je me suis doutée de certaines révélations, cela ne m'a pas dérangé du tout, car ce n'est pas un texte à suspense. Par contre, j'étais curieuse de voir comment la personne réagirait lorsqu'elle aurait connaissance de cette révélation. Je m'imaginais à sa place.
Tout ceci est sublimé par la plume délicate et sensible de Marjorie Tixier. Son style est très fluide, je me suis laissée porter dès les premières lignes et ce jusqu'à la fin. J'avais tellement envie de savoir comment tout allait évoluer que j'essayais de lire plus vite, et en même temps, j'avais envie de ralentir pour rester plus longtemps avec les personnages. L'attachement à ceux-ci se fait très vite, surtout à cause de leur histoire personnelle, mais la narration à la troisième personne du singulier permet de garder une certaine distance avec les personnages, ce qui n'est pas négligeable quand les évènements sont trop forts émotionnellement. Les personnages et les lieux sont bien décrits, sans alourdir la lecture. L'autrice fait passer de très beaux messages et de très belles valeurs sur la famille, l'amitié, la maladie, la reconstruction après celle-ci, on aime la vie quand on lit ce livre, on a envie de la célébrer, de la fêter. Les sujets sont graves, mais jamais Marjorie Tixier ne fait dans le larmoyant, elle reste objective et n'en rajoute pas. J'ai
A l’encre rouge raconte des histoires de famille pas simples dans la plaine des Flandres ; Marjorie Tixier privilégie des destins de femmes qui se cherchent.
Lysiane, enceinte très jeunes, ne veut pas élever sa fille Jolene seule et la confie à ses parents. Face à l’échec de sers rêves de devenir chanteuse, elle récupère sa fille à six ans pour en faire l’instrument de sa vengeance contre ses échecs et ses incompréhensions permanentes avec ses parents.
Partagée entre sa mère biologique et sa mère du quotidien, Jolene, victime de leur opposition frontale se réfugie dans la musique. Elle va apprendre à mentir et dissimuler pour survivre à sa mère, être hystérique et manipulatrice à laquelle personne ne semble pouvoir résister.
Jolene survit toute son enfance, amputée de l’amour maternel. Elle forcera son destin grâce à son oreille absolue et sa détermination ; l’encre rouge est notamment la couleur de ses écrits sur son quotidien dans ses moments de solitude.
Le personnage de Lysiane est stupéfiant de violence envers sa mère et sa fille. A plusieurs reprises, on se demande comment lutter contre la toxicité de Lysiane et le prix qu’elle fait payer à ses proches pour sa jalousie et ses failles.
Marjorie Tixier livre une analyse poignante de conflit mère-fille et du comment s’affranchir d’une enfance douloureuse et/ou de ses démons.
L’encre rouge est un livre aussi bouleversant qu’effrayant porté par une écriture maîtrisée et sans concession. Percutant et sombre, il ne laissera personne insensible.
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Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
Lara entame un stage en psychiatrie d’addictologie, en vue d’ouvrir ensuite une structure d’accueil pour jeunes en situation d’addiction au numérique...