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L'origine de la violence

Couverture du livre « L'origine de la violence » de Fabrice Humbert aux éditions Le Livre De Poche
Résumé:

Lors d'un voyage scolaire en Allemagne, un jeune professeur découvre au camp de concentration de Buchenwald la photographie d'un détenu dont la ressemblance avec son propre père le stupéfie et ne cesse de l'obséder. Ce prisonnier, David Wagner, est en fait son véritable grand-père. Peu à peu se... Voir plus

Lors d'un voyage scolaire en Allemagne, un jeune professeur découvre au camp de concentration de Buchenwald la photographie d'un détenu dont la ressemblance avec son propre père le stupéfie et ne cesse de l'obséder. Ce prisonnier, David Wagner, est en fait son véritable grand-père. Peu à peu se met en place l'autre famille, la branche cachée, celle dont personne chez les Fabre n'évoque l'existence... Au cours de sa quête, le jeune homme comprend qu'en remontant à l'origine de la violence, c'est sa propre violence qu'on finit par rencontrer...Ce roman a obtenu le prix Orange en 2009. Un roman haletant, au style clair, sec, dépouillé. Sans doute la grande révélation de l'année 2009. François Brunel, Le Journal du Dimanche.Un puissant hommage à la mémoire des morts. Alexandre Fillon, Lire.On reste abasourdi par ce torrent de violence souterraine qui peut couler sous les sourires et la bienséance. Un grand livre, vraiment. André Rollin, Le Canard enchaîné.

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Articles (7)

Avis (29)

  • Merci de m'avoir permis de découvrir ce roman et cet auteur.
    J’ai commencé à lire cet ouvrage et au bout d’une page j’ai eu peur. Je suis tombée sur une phrase qui tenait sur plusieurs lignes (10 !) et je me suis dit que ce serait très compliqué de continuer.
    Mais, finalement c’est bien...
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    Merci de m'avoir permis de découvrir ce roman et cet auteur.
    J’ai commencé à lire cet ouvrage et au bout d’une page j’ai eu peur. Je suis tombée sur une phrase qui tenait sur plusieurs lignes (10 !) et je me suis dit que ce serait très compliqué de continuer.
    Mais, finalement c’est bien écrit, le langage est plutôt soutenu (ce qui est agréable à lire et instructif), et le rythme change quand le narrateur commence à nous compter sa découverte, ses recherches. Nous vivons avec lui son enquête qui devient haletante et il nous embarque dans l’innommable, dans l’enfer du camp de concentration et la cruauté des responsables de cet endroit, Buchenwald. Et ce avec beaucoup de détails et de faits historiques.
    Puis, d’une page sur l’autre, nous changeons complètement de sujet semble-t-il mais à bien y réfléchir il semble que c’est vraiment le sujet du livre : l’origine de la violence. La violence n’est pas cantonnée à la guerre et à certains individus. La violence peut se trouver dans notre société moderne ; dans une classe, dans les cités. Pour rien, pour des aprioris ou une fierté mal placée ou simplement pour donner raison à l’étiquette que la société colle aux gosses des banlieues qui ne peuvent que rester dans leur carcan de violence et ne surtout pas y déroger.
    Puis, nous apprenons sur la vie du narrateur, son métier de prof, son amour pour une jolie Allemande, son nouveau métier.
    Nous nous raccrochons, pour terminer, au train de la vérité sur l’origine de celui qui nous compte l’histoire. Le départ de cette histoire tient à si peu de chose …
    Alors ? Je vous conseille vivement ce livre. C’est un roman, mais aussi un essai. Il est tout d’abord très bien documenté et, il nous fait réfléchir.
    Le narrateur ressent une grande violence au plus profond de son être et même sans connaître l’histoire de son grand-père, de sa grand-mère, la violence semble être inscrite dans son patrimoine génétique.
    Suivant différentes études, il est possible de parler, aujourd’hui, de mémoire de la violence, des violences dont ont été victimes nos ancêtres. Et ce roman, peut nous faire penser qu’effectivement, nous héritons de ce qu’ont subi les générations qui nous précèdent.

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  • Tout d'abord un grand merci à l'équipe de Lecteurs.com pour m'avoir envoyé ce livre qui m'a permis de découvrir un auteur au talent incontestable, qui déploie avec brio son art de la narration et une histoire très intéressante. C'est un récit remarquablement documenté qui commence par un voyage...
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    Tout d'abord un grand merci à l'équipe de Lecteurs.com pour m'avoir envoyé ce livre qui m'a permis de découvrir un auteur au talent incontestable, qui déploie avec brio son art de la narration et une histoire très intéressante. C'est un récit remarquablement documenté qui commence par un voyage scolaire en Allemagne. Un jeune professeur découvre au camp de concentration de Buchenwald, la photographie d'un détenu dont la ressemblance avec son propre père, Adrien, le stupéfie.
    Rentré en France, il retrouve son père, sa famille, mais le souvenir de la photo ne le quitte pas. Il se lance alors dans une recherche qui va bouleverser sa vie.
    Commence alors à la fois, une enquête pour retrouver ses vraies origines, une réflexion philosophique sur la jalousie, la vengeance, la notion de bien et de mal, mais surtout c'est l'histoire de la Shoah pendant une des périodes les plus sombres du XX siècle.
    En conclusion, un très GRAND roman !

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  • Tout d'abord, je remercie Lecteurs.com et les éditions Le Passage pour l'envoi de ce roman!

    Avec « l’origine de la violence », Frabrice Humbert nous livre un roman remarquablement documenté.
    Un très grand roman qui nous rappelle de ne jamais oublier l’horreur de la déportation des juifs, des...
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    Tout d'abord, je remercie Lecteurs.com et les éditions Le Passage pour l'envoi de ce roman!

    Avec « l’origine de la violence », Frabrice Humbert nous livre un roman remarquablement documenté.
    Un très grand roman qui nous rappelle de ne jamais oublier l’horreur de la déportation des juifs, des camps de concentration.

    Le nazisme, sa barbarie, ces horreurs sont abordés au fil des pages. Ce n’est pas un roman facile à lire, certains passage sont très durs et traités comme un documentaire, mais ce côté est vite oublié face à force émotionnelle qui s’en échappe.

    J’avoue que la lecture de ce livre n’a pas toujours été aisée, les phrases sont longues et j’ai dû relire plusieurs fois certains passages pour ne pas me perdre dans les explications de l’auteur.
    Une fois ces difficultés aplanies, on plonge dans l’histoire de cette histoire ou plutôt ces histoires. L’histoire du camp de Buchewld se mêlant avec celle du quotidien du narrateur et de sa famille.

    Un très beau et très grand roman à découvrir au plus vite pour se souvenir et ne jamais « oublier »

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  • Lors de la visite du camp de concentration de Buchenwald avec ses élèves du Lycée franco-allemand, le narrateur aperçoit sur une photo un homme qui ressemble beaucoup à son père... C'est le point de départ magistral de ce roman. Le narrateur perçoit intensément qu'il y a là le fil à suivre pour...
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    Lors de la visite du camp de concentration de Buchenwald avec ses élèves du Lycée franco-allemand, le narrateur aperçoit sur une photo un homme qui ressemble beaucoup à son père... C'est le point de départ magistral de ce roman. Le narrateur perçoit intensément qu'il y a là le fil à suivre pour sortir des angoisses sans nom qui s'emparent de lui depuis l'enfance. Il commence son enquête pour remonter le cours du temps et de la vie, avec cette seule photo et ce lieu, soit presque rien. Patiemment, minutieusement, il tire ce fil grâce à un autre nom, une date, des indications. Peu à peu tout s'enchaîne. A chaque découverte, il interroge son père, ou lui lance une petite phrase, un mot, une question. Mais face à lui c'est le silence. Un silence évasif ou verrouillé.

    L'enquête est haletante, jusqu'à débusquer le secret de famille et éclaircir le mystère de la photo. La surprise de la photo, la confrontation au mystère, la remontée des pistes, nous partageons tout cela avec le narrateur. Dévoilant les évènements cachés concernant son père et son véritable grand-père, et donc lui-même dans sa filiation, il poursuit encore sa quête, cherchant à atteindre "l'origine de la violence", parcourant les nombreuses ramifications qui relient les deux familles dont les destins se sont croisés irrémédiablement.

    Ce questionnement des origines, cette quête identitaire, se suivent avec un immense intérêt. C'est une écriture quasi clinique qui retrace l'enquête. Une écriture qui observe, décrit, analyse, s'interroge, cherche à établir des liens. Une écriture distancée et précise. Par endroits universitaire, cette écriture possède des accents de vérité. Jusqu'à donner l'impression d'être devant un document véridique, et non dans une fiction.
    L'art de l'écrivain parvient à mêler la précision de l'enquête à la part romanesque de l'histoire d'amour cachée, celle du grand-père de filiation, et celle, dans le présent, du narrateur. Et le romanesque, la démarche d'enquête, la recherche historique, les réflexions philosophiques, tout se tisse intimement, enquête sur la réalité, les faits, et recherche intime, quête de soi.

    Un roman très prenant, fascinant, bouleversant.

    Merci à Lecteurs.com de m'avoir offert l'opportunité de connaître ce livre !

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  • Tout d'abord, je remercie vivement Lecteurs.com et les éditions Le Passage pour l'envoi de ce roman!

    C’était bien parti…

    Une photo, une ressemblance troublante, la découverte d’un secret…
    Une chronique familiale mêlant lutte des classes et amours contrariées…
    Des flashbacks sur une...
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    Tout d'abord, je remercie vivement Lecteurs.com et les éditions Le Passage pour l'envoi de ce roman!

    C’était bien parti…

    Une photo, une ressemblance troublante, la découverte d’un secret…
    Une chronique familiale mêlant lutte des classes et amours contrariées…
    Des flashbacks sur une période riche et atroce de notre Histoire, la Seconde Guerre Mondiale.

    Je ne suis ni philosophe, ni psy, ni essayiste et en tant que lecteur lambda ayant pourtant, je l’espère, un minimum de culture, l’auteur m’a perdue avec la seconde partie de ce roman.

    Nous passons d’un récit sur un prisonnier de camp de concentration de la seconde guerre mondiale aux petites frappes de banlieue dans des salles de classe, à l’évocation d’un fait divers de séquestration avec tortures, au mal-être des profs… euh… j’ai raté un truc, là? Parce que relier ses événements en parlant de l’origine de la violence, comparer les exactions commises dans les camps de concentration au cours d’un conflit mondial ayant entraîné des millions de mort avec des petites bandes de dégénérés ayant manqué d’éducation et de cadres me paraît très maladroit!

    À mon sens, faut choisir: écrire un roman sur les secrets de famille, le devoir de mémoire, avec de l’émotion, des références littéraires et historiques ou une dissert’ digressive sur le thème de la violence au travers des âges, ou une étude sociétale et sociale de la vieille Europe.
    Or, au final, ce roman est, à mes yeux, une quête personnelle et égocentrique du personnage principal pour essayer d’expliquer, de justifier ou de se dédouaner de ses propres pulsions refoulées de violence, qui sont, au demeurant, bien inoffensives, ou pour éclaircir la froideur de ses liens avec sa famille.

    Nous avons le portrait d’une famille normande, bourgeoise (apparemment l’auteur tient beaucoup à cette étiquette) où la notion de chef de famille et d’héritage est importante, au détriment de l’entente entre les membres de cette même famille… D’ailleurs les relations entre ces trois générations d’hommes (les femmes y sont absentes, malheureusement) ne sont guère approfondies, même avec les révélations sur l’existence de David Wagner.
    Tout tourne trop autour de l’obsession de ce jeune prof pour le nazisme, au travers de ce grand-père interné, créant une atmosphère malsaine autour de cet homme bourgeois, qui va jusqu’à déménager en Allemagne et se mettre en couple avec la petite-fille d’un ancien SS…

    L’auteur utilise un français littéraire académique, parfois soutenu. Et si ce style passe très bien dans la première partie, dans la seconde, avec le discours à la première personne, cette volonté de s’ancrer dans le milieu bourgeois, cette avalanche de références littéraires et historiques, cela rend le récit indigeste, ampoulé, redondant, lourd et laborieux.
    Si je suis friande des références culturelles, je regrette qu’elles ne soient pas toujours intégrées totalement au récit romanesque. J’ai eu l’impression par moments, de passer d’une fiction à un guide touristique ou un cours d’Histoire.

    Heureusement que la fin du roman, repositionnant l’histoire familiale autour de David Wagner, ce grand-père retrouvé, dans une ultime révélation, renoue avec la première partie, que j’ai beaucoup appréciée, de part cette enquête historique sur le camp de concentration de Buchenwald, porteuse du devoir de mémoire et de l’analyse du sadisme ayant le vent en poupe à cette époque.

    Mais mon enthousiasme pour cette lecture s’est essoufflé au fil des pages: L’origine de la violence n’aura pas été le coup de cœur que j’espérais.

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  • Un livre captivant et des personnages attachants. J'ai beaucoup aimé et recommande vivement !

    Un livre captivant et des personnages attachants. J'ai beaucoup aimé et recommande vivement !

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  • Nous allons dire encore un nouveau livre sur la guerre et ses horreurs mais celui-ci sort de l'ordinaire en nous faisant entrer dans une famille et ses secrets. Le film a l'air bien et plein d'émotion alors pourquoi ne pas découvrir ce livre qui nous promet un voyage dans le monde de l'émotion.

    Nous allons dire encore un nouveau livre sur la guerre et ses horreurs mais celui-ci sort de l'ordinaire en nous faisant entrer dans une famille et ses secrets. Le film a l'air bien et plein d'émotion alors pourquoi ne pas découvrir ce livre qui nous promet un voyage dans le monde de l'émotion.

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  • Comment être passé à côté d'un livre et d'un livre aussi passionnant ? Je remercie infiniment Lecteurs.com de me permettre de réparer cet oubli de, pourtant, lecteur assidu, et de ne pas laisser passer ce film dans mon cinéma habituel, dès que le film sera à l'affiche. De plus, un roman adapté...
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    Comment être passé à côté d'un livre et d'un livre aussi passionnant ? Je remercie infiniment Lecteurs.com de me permettre de réparer cet oubli de, pourtant, lecteur assidu, et de ne pas laisser passer ce film dans mon cinéma habituel, dès que le film sera à l'affiche. De plus, un roman adapté au cinéma, lorsque cela est fait en plein accord avec l'auteur, comme c'est le cas pour "L'origine de la violence", est la plupart du temps une réussite à ne pas laisser passer pour encourager d'autres réalisations de ce type.

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