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Jean-Yves Moyart était avocat au barreau de Lille, sa ville natale. " Avocat provincial ", comme il aimait à se décrire, pénaliste dans l'âme, il se donnait corps et âme à son métier. La nuit, il profitait de ses insomnies pour raconter les histoires qu'il avait vécues. Il les publiait sur son blog sous le pseudonyme de Maître Mô.
Les récits les plus forts ont été rassemblés dans un livre - Au guet-apens - qui a suscité bien des vocations. Personne n'a su comme lui raconter l'humanité des prétoires. Ses histoires ont la force du réel. Si la fiction a besoin de vraisemblance pour être crue, la vie est capable de tout. La justice ordinaire est souvent extraordinaire.
Ce livre, aujourd'hui épuisé, méritait une nouvelle vie. Cette troisième édition est augmentée de textes inédits. De nouvelles générations de lectrices et de lecteurs pourront ainsi découvrir le coeur immense de cet avocat humaniste qui " portait la peine des autres, se consumait pour eux et ne riait que de lui ", selon les mots de la chroniqueuse judiciaire du Monde Pascale Robert-Diard.
Une plongée dans les eaux troubles des tribunaux mais aussi dans celle des accusés qu’on y côtoie.
Jean-Yves Moyart. Encore un auteur parti bien trop jeune (1967 - 2021) après un cancer à 53 ans. Un avocat pénalisé et blogueur dont les parents enseignants de lettres à Lille, lui ont transmis une écriture « évidente, fluide et captivante » sans pour autant être un romancier. C’est sa profession d’avocat au barreau de Lille devant des cours d’assises et des tribunaux correctionnels qui lui ont permis de donner toute la matière de son livre. En plus de cette qualité professionnel on sent également l’homme, celui qui voit, entend et respecte celui qui est en face de lui : du moins assez pour faire une observation juste de la situation.
Dès les premières phrases du lire on nous dit « qu’il aimait raconter des histoires. Pas pour s’endormir, mais pour nous réveiller, parce qu’elles racontent véritablement la vie des gens qu’il avait accepté de défendre… Lui ce qu’il aimait par-dessus tout, c’était défendre ceux qui jouaient leur vie.»
Sa fonction est d’une grande humanité. Son regard sur l’autre l’est tout autant. La présentation des cas, des situations et des ‘’personnages’’ est clair et simple, comme si on était à ses côtés. Les histoires sont poignantes. Pour respecter le secret professionnel auquel il est tenu il change l'identité des intéressés. On y retrouve également un aspect quelque peu inventé lorsqu'il décrit les sentiments qu'il imagine avoir été ceux de certains des personnages évoqués, mais cela ne gêne en rien et n’enlève rien au côté hyper réaliste des situations. Il avoue ses difficultés à tenir pleinement son rôle dans des dossiers atroces.
Un livre qu’on ne lâche pas tant il est addictif. La curiosité ne quitte pas le lecteur. Malgré la tristesse de fond liée aux situations relatées, on admire l’auteur et son rôle d’avocat. Il porte une espérance absolue en l’homme ; la dignité est présente à chaque page.
Si une amie babéliote ne l’avait pas si avantageusement présenté, ce livre ne serait jamais arrivé jusque chez moi et je n’aurais jamais approché de manière aussi précisément cette vie dans les tribunaux. Dans la même veine j’avais apprécié les livres de Richard Malka ou d’Emmanuel Carrère parlant de leurs expériences auprès des accusés comme des parties civiles.
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