Destins croisés de deux femmes dans une Angleterre sans concession
Destins croisés de deux femmes dans une Angleterre sans concession
On suit, dans ce livre, Howard Belsey, britannique professeur d'université aux États-Unis et sa famille métissée. Les affrontements intellectuels et d'égo, les tromperies et autres problèmes conjugaux, la question raciale et celle de la lutte des classes... mouvementé et intéressant ! Une bonne découverte !
Mon premier Zadie Smith !
Une romancière que j'avais envie de découvrir depuis longtemps et c'est maintenant chose faite.
Cependant, ce ne fut pas la réussite à laquelle je m'attendais. Je ressors de ma lecture plutôt mitigée.
Je ne me suis attachée à aucun des personnages, et encore moins à la narratrice, non nommée. Chaque personne autour d'elle semble être là uniquement pour la brimer, la rabaisser ou l'utiliser, en particulier son amie d'enfance Tracy. Ce trait de caractère passif est souligné par la voix posée de la lectrice.
D'autre part, les histoires parallèles m'ont paru trop nombreuses et déconnectées les unes des autres, même si le lien évident est la narratrice. La mère, l'amie d'enfance, la patronne : autant d'histoires qui se répètent sans que rien ne change.
J'ai toutefois aimé l'écriture de Zadie Smith et la construction non linéaire du roman. J'ai White Teeth dans ma PAL, j'espère que ma lecture sera plus heureuse.
La lecture de la quatrième de couverture m'a fait pensé à la relation qu'entretiennent les deux héroïnes de "L'amie prodigieuse", Raffaella et Elena. Mais la comparaison va probablement s'arrêter là. Je ne connais pas du tout l'écriture de Zadie Smith. Il me semble avoir feuilleter certains de ses romans, sans pour autant avoir sauter le pas. Avec les livres, c'est comme avec les gens, il faut savoir attendre le bon moment.
Deux petites métisses se rencontrent lors d'une cours de danse dans un quartier populaire de Londres. C'est le début d'une grande amitié et la naissance de l'amour de la danse. D'ailleurs leur film préféré, "Swing time", met en scène le grand Fred Astair. De tempérament différents, Tacey et son amie ont relation forte, qui marquera leurs vies respectives, avec des absences plus ou moins longues entre leur retrouvailles.
Ce roman d'apprentissage est portée par une plume qui relate avec finesse les émotions, et les événements. Zadie Smith aborde également des sujets sensibles comme le racisme, la peur de grandir, les relations familiales difficiles, les rêves d'enfant, la désillusion... La première partie est la plus captivante sur l'ensemble de l'oeuvre car elle pose les bases de cette amitié et servira de référence au lecteur tout au long de cette histoire.
Ces deux fillettes ont des caractères très opposé. Autant l'une semble sage et studieuse; autant l'autre peut se montrer provocatrice, dévergondée et excessive. Ces deux tempéraments se complètent à merveille et réussissent à trouver un bon équilibre. Mais la vie va se charger de les éloigner, et lorsque la narratrice va commencer à travailler pour une grande star, le fossé va se creuser encore plus, car les deux femmes - malgré le caractère atypique d'une star dans l'excès et la démesure - vont passer beaucoup de temps ensemble et se rapprocher. (...)
Lorsque j’ai vu le roman de Zadie Smith, "Swing Time" parmi les lectures proposées par le site d’Orange, Lecteurs.com, dans le cadre du cercle livresque, j’ai tout de suite tenté ma chance. Cet ouvrage me faisait de l’œil depuis sa parution. Quelques qualificatifs élogieux, aperçus ici et là, me donnaient envie de le découvrir. C’était l’occasion.
Tel un film qui commence par la fin et déroule la pelote du passé, la narratrice, repliée dans un appartement londonien pour échapper aux journalistes suite au scandale auquel elle vient d’être mêlée, revoit sa vie défiler. C’est dans cette ville que petite, elle vivait avec sa mère, noire, et son père, blanc, dans un quartier populaire. C’est là qu’elle fréquentait le même cours de danse qu’une fille de son âge, Tracey, également métisse. Et cette similitude les avait rapprochées même si l’une dansait superbement, Tracey, et l’autre non.
J’ai beaucoup aimé le début, l’histoire de ces deux filles, leur éducation bien différente. L’une est dotée d’une mère autodidacte, déjà en guerre contre la surconsommation, alors que le père, anglais, travaille aux services postaux et fait preuve de peu d’ambition, La maman de Tracey, blanche, est en revanche permissive, toujours prête à acheter le mieux pour sa fille et son père totalement absent. Hélas, je me suis rapidement lassée. La multitude de sujets abordés m’a vite ennuyée. Je me suis perdue dans le dédale des fréquents retours en arrière, dans les innombrables digressions, les multiples thèmes abordés. Certes ces sujets – le racisme, la fascination pour les célébrités, la vocation d’une vie – présentent un grand attrait mais la construction trop désordonnée de mon point de vue m’a empêchée de trouver un réel plaisir dans cette lecture.
L’ouvrage, ponctionné d’une centaine de pages, m’aurait davantage satisfaite, j’en suis certaine. Plus linéaire, amputé de quelques personnages secondaires, il me semble qu’il aurait gagné en précision, concision et intérêt. Je regrette ce manque d’enthousiasme car l’écriture est belle et les deux personnages principaux attachants.
Mais je sais que ce roman a trouvé son lectorat et j’en suis ravie.
Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur
Soyez le premier à en lancer une !
Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
Lara entame un stage en psychiatrie d’addictologie, en vue d’ouvrir ensuite une structure d’accueil pour jeunes en situation d’addiction au numérique...