L’adaptation portée par le couple Yvan Attal-Charlotte Gainsbourg sera dans les salles le 30 octobre
L’adaptation portée par le couple Yvan Attal-Charlotte Gainsbourg sera dans les salles le 30 octobre
On devrait toujours se méfier des mythes. Prenez celui de l’éditeur obtus, incapable de comprendre qu’il tient un chef d’œuvre dans ses petites mains malhabiles. Il marche généralement de pair avec celui de l’écrivain génial mais incompris et du roman « au contenu trop provocant pour les années 30 » comme le dit la préface. Un roman qui met cinquante ans pour être publié, c’est forcément qu’il était, au choix, incompris, provocant ou en avance sur son temps. Et s’il s’avérait qu’il était simplement mauvais ou sans grand intérêt. Ici, c’est clairement mon avis. Alors, une fois n’est pas coutume, je vais consacrer ce court billet à tenter de réhabiliter la mémoire de l’éditeur maudit qui osa refuser ce manuscrit. Si ça se trouve, c’est le même qui accepta le suivant (Bandini), écrit deux ans plus tard, et qui, à mon avis, possède une toute autre qualité que j’ai découverte et saluée il y a peu.
Ici, Bandini cherche des petits boulots, les trouve puis les fuit. Bandini s’enferme dans un placard pour admirer des photos de femmes dénudées, Bandini massacre des crabes, Bandini écrase des fourmis, Bandini lit, Bandini écrit, Bandini vomit, Bandini m’ennuie…
En dehors de la mythomanie du personnage, de ses rêveries érotiques et de quelques descriptions naturalistes des petits boulots peu engageants de l’époque, il n’y a pas grand-chose d’autre sur cette Route de Los Angeles. Personnages secondaires quasi inexistants, pas d’intrigue, bavardages longuets, ce court roman semble beaucoup trop long. Et comme le dit lui-même Bandini :
« Rapporte-moi des livres que la populace ne peut pas lire. Je les ai tous lus; la plupart étaient très difficile à comprendre, certains si rasoirs que j’ai dû faire semblant de les trouver passionnants, et d’autres si soporifiques que j’ai dû les lire à haute voix comme un acteur pour ne pas m’endormir dessus. »
Désolé, mais moi, je ne sais pas faire semblant.
Petit livre par la taille mais ce roman a clairement tout d'un grand.
Il se dévore à toute vitesse. C'est corrosif à souhait, parfois très drôle, voir loufoque. Mais c'est aussi une vraie critique de la société américaine.
Je conseille grandement ce récit, cela ne vous prendra pas beaucoup de temps compte tenu du faible nombre de page mais vous m'en direz des nouvelles.
Suite à cette lecture decouverte, je vais me plonger très rapidement dans les autres romans de Fante.
Mon premier John Fante à l'occasion de la réédition complète de son oeuvre chez 10/18. Aucune explication rationnelle pour expliquer pourquoi j'ai mis autant de temps à ouvrir un livre de ce grand auteur américain.
Deux nouvelles donc, L'Orgie et 1933 fut une mauvaise année, qui se lisent comme un seul roman puisqu'on suit le même personnage d'abord âgé d'une dizaine d'années puis de 17 ans.
On entre direct dans l'histoire des Etats-Unis de la première moitié du XXème siècle, du rêve américain promis aux immigrés mais qui n'a souvent entraîné que désillusions et déboires, ses excès, ses passions. Sortir de la pauvreté coûte que coûte, se débarrasser du complexe qu'elle entraîne, voilà le thème qui affleure tout au long des pages.
Mais on n'est pas chez Steinbeck, pas de dénonciation sociale directe, pas de roman politique frontal. Là, on pénètre avant tout dans l'âme humaine, sa complexité, ses contradictions, ses rêves avec beaucoup de tendresse et de compassion.
L'écriture plutôt nerveuse respire d'une grande sensibilité quand il s'agit de décrire ce qui anime cet enfant puis adolescent. La seconde nouvelle est remarquable dans ce qu'elle dit de la fragilité de l'adolescent face au choix qu'il a à faire face ou contre sa famille pour devenir ce qu'il veut être et surtout pas ce qu'il ne veut pas être. Tout est criant de vérité et très actuel au final. Mais malgré la noirceur de la toile de fond, l'auteur parvient à mêler avec élégance humour et désespérance. Les passages sur ce bras gauche, surnommé le Bras – une personne à part entière – qui doit briser la fatalité qui voudrait le conduire à devenir poseur de briques comme son père, sont extrêmement drôles tout en créant une empathie forte.
J ai bien aimer l histoire elle tient bien la route et elle est prenante je vous conseille de le lire et de faire comme moi de decouvrir cet auteur .....
Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur
Soyez le premier à en lancer une !
Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
Lara entame un stage en psychiatrie d’addictologie, en vue d’ouvrir ensuite une structure d’accueil pour jeunes en situation d’addiction au numérique...