Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Middlemarch ou un plongeon 150 ans en arrière dans la vie rurale britannique.
Ce grand roman classique est une peinture de cette société via différents points de vue de l'aristocrate au médecin en passant par l'agriculteur, l'universitaire, l'artiste ou le banquier.
Ce roman n'est pas dénué d'humour et les commérages vont bon train.
Chaque personnage est finement dépeint.
Ce sont des gens ordinaires ; mes préférés sont l'oncle Brooke avec son attitude légèrement décalée et bien sûr Monsieur Farebrother si tolérant et le plus bienveillant de tous.
Alors oui, il faut parfois s'accrocher car quelques longueurs surgissent ça et là mais ce rythme est classique pour l'époque.
L'écriture est charmante et élégante et on prend plaisir à partager une tranche de vie des habitants de Middlemarch.
Middlemarch est un roman foisonnant de plus de 1 100 pages qui met en scène les habitants de ce typique village anglais de l’ère victorienne et surtout les amours et les mariages de Dorothea Brooke, de Rosamond Vincy, du docteur Tertius Lydgate, de Fred Vincy (frère de Rosamund), de Mary Garth, de Will Ladislaw… Autant de personnages dont on se plait à lire les aventures, suivies de près et largement commentées par la génération de leurs aînés. Autant de caractères divers et tous plus attachants les uns que les autres.
Si le propos peut sembler léger au premier abord, raconter les amours contrariés de plusieurs personnages, il donne l’occasion à George Eliot de déployer son incroyable talent de conteuse et de portraitiste. Chacun des personnages donne lieu à une analyse fine et pertinente de sa psychologie et les rebondissements sont autant d’occasions de les mettre dans des situations qui révèlent leurs pensées les plus profondes.
Pas une seule minute d’ennui au fil de ce pavé qui dépeint aussi la société anglaise de l’époque, entrant dans de nombreux détails, notamment politiques, qui permettent de situer les personnages et leur implication dans la vie citoyenne.
Un élément frappant du style de George Eliot est son incroyable sens de l’humour et de la dérision. Notamment lorsqu’elle évoque la place des femmes au sein du couple et de la société. Ses personnages féminins ont d’ailleurs tous des caractères bien trempés, et sont capables de tenir tête à leurs père, oncle, tuteur et mari sans en avoir l’air mais avec beaucoup d’efficacité. On se surprendra ainsi de nombreuses fois à sourire durant la lecture de cet ouvrage dense et riche.
Middlemarch est sans conteste un classique de la littérature, mais certainement pas un classique poussiéreux et daté. Il démontre une belle modernité, autant dans le style que dans l’intrigue, une intelligence supérieure dans la description psychologique des personnages, une connaissance très fine de l’âme humaine et une capacité hors norme à rendre les plus petits détails du quotidien passionnants.
Une immersion dans l'Angleterre du 19e siècle, des personnages profonds, des histoires d'amour souvent malheureuses avec ce côté désuet si délicieux.
J'ai toujours eu un faible pour la littérature anglaise classique et contemporaine. C'est donc avec plaisir que je me suis plongée dans la lecture de ce roman. J'utilise à dessein le verbe plonger car il faut descendre en profondeur de ses 780 pages, la description fouillée des caractères des personnages principaux ainsi que de celle de la nature environnante.
La jeune Maggie Tulliver grandit avec son frère aîné Tom dans le Moulin de Dorlcote, propriété de la famille de son père depuis plusieurs générations. Or, le caractère colérique de son père, son obstination vont conduire la famille à la ruine.
» Mr Tulliver, on le devine, n'était qu'un excellent meunier, mais il avait un caractère aussi fier et aussi obstiné que s'il avait été un grand personnage, chez qui de telles dispositions naturelles peuvent être la source de drames aux lointains retentissements. »
Maggie ne trouvera guère de soutien du côté de sa famille maternelle, ses tantes lui ayant toujours trouvé depuis l'enfance tout un tas de défauts impardonnables. Pourtant, la petite fille intrépide et farouche se transformera en une jeune femme sensible qui accorde beaucoup d'importance aux valeurs morales.
Mary Ann Evans (1819-1880) a dû prendre le pseudonyme de George Eliot pour pouvoir être publiée. Ce qui en dit long sur la société de l'époque quant à la liberté des femmes d' écrire des romans et d'être prises au sérieux.
Elle dresse un portrait de la petite bourgeoisie de l'époque sans aucune complaisance et en faisant montre d'une grande connaissance de l'âme humaine. J'ai beaucoup pensé à Balzac tout au long de ma lecture.
Si ce roman est remarquable, il faut bien convenir que nous, lecteurs du XXIème siècle, ne sommes plus vraiment habitués à cette lenteur dans le déroulement de l'histoire (bien que l'on puisse faire un parallèle avec la rivière Floss qui s'écoule paisiblement) et une telle profusion de détails.
Alors bien sûr, il y a ce temps du confinement actuel qui renforce ce sentiment de temps long et qui, peut-être, fait que j'ai été heureuse de remonter à la surface et de refermer le livre.
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Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
Lara entame un stage en psychiatrie d’addictologie, en vue d’ouvrir ensuite une structure d’accueil pour jeunes en situation d’addiction au numérique...