Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Quel choc que ce roman qui couvre trois générations de femmes palestiniennes entre le Proche-Orient et Brooklyn.
Nous sommes en 1990, Isra va quitter les terres ensoleillées de la Palestine pour New York au bras de son mari. Est-ce les livres qu'elle lit en cachette ou le fait de partir dans ce pays des libertés, mais elle veut croire qu'elle échappera aux traditions religieuses omniprésentes qui régentent la structure familiale et qui cantonnent les femmes à la cuisine et à leur rôle de mère. « Une femme n'a rien d'autre en ce monde que son bayt wa dar, sa maison et son foyer. le mariage, la maternité : c'est là la seule valeur de la femme. »
Nous sommes aussi en 2008 à Brooklyn, Deya, la fille aînée d'Isra, enchaîne les rencontres arrangées par sa grand-mère, Fatima, qui cherche à tout prix à lui trouver un mari, dont elle n'a pas vraiment envie.
Dix-huit ans entre les deux et le même constat : rien n'a évolué. Rien ? Non pas tout à fait ! Ce récit, qui alterne les périodes et les personnages, principalement Isra et Deya, mais aussi Fatima, donne du rythme au livre, rythme qui manque cruellement dans la vie d'Isra, à moins que l'on évoque les coups de son mari. D'ailleurs ces coups, n'est-ce pas là aussi une fatalité du fait d'être femme ? Parce qu'Isra finit par se dire qu'elle est juste bonne à enfanter des filles au lieu de donner un fils à cette famille qui l'a accueillie ; sa belle-mère lui répète tellement de fois !
Oui ce livre parle des femmes, de leur solitude, de leur rôle, de leurs doutes, de leur attitude dont dépendra, dès leur plus jeune âge, la réputation de la famille. « La réputation c'est la chose la plus importante au monde ». Parler à un garçon de sa classe, à l'âge de six ans vaudra à Deya d'être traitée de charmouta, une prostituée.
Et Deya dans tout ça ? Et bien elle est tiraillée entre la famille, la tradition et la modernité. Quelle décision prendre, si tant est qu'une femme puisse donner son avis !
Je ne vous en dis pas plus, mais ce livre fut un véritable coup de poing et coup de coeur ! L'auteure a mis beaucoup d'elle dans ce livre, et son écriture reflète une grande sincérité, beaucoup de délicatesse et de justesse, le tout sans jugement. Un exploit que ce premier roman !
Isra a 17 ans lorsqu'elle quitte la Palestine pour suivre son mari à Brooklyn. Le rêve va vite tourner au cauchemar.
C'est le début d'une vie de recluse derrière les murs de la maison familiale. Malgré le poids des traditions, le peu de considération pour les femmes, la volonté de préserver un peuple en péril, sans cesse menacé et expulsé de son territoire, quelques femmes au sein de la famille vont se rebeller contre ces traditions et tenter d'échapper à leur destin tout tracé.
Mais comment faire face à leur éducation, briser la loi du silence, affronter leur famille et surtout, se reconstruire dans une démocratie où tout semble possible.
A découvrir dans ce roman magnifiquement écrit où les livres ont une place de premier choix.
Pas les mots. Pas les mots. Juste le silence, celui d'Isra, celui des femmes, de toutes les femmes, avant qu'elles ne se mettent toutes à crier, hurler, pour rompre enfin le silence qui leur est imposé depuis des siècles, où qu'elles vivent, de quelque religion qu'elles soient et quelque soit leur age ou leur condition sociale . Car elles ont toutes en commun le poids des traditions et de leur culture sur leurs épaules ;
Trois générations de femmes, deux lieux de vie, un destin ;un nasib comme dit Farida
la Palestine où Farida et Isra sont nées, Brooklyn où Farida, Isra, Sarah et Deya vivent.
Le monde où d'autres femmes vivent le même calvaire, leur vie !
Pour être brève, le nasib des femmes d'après Farida : être battues par père, mère, mari et sans doute fils car elles sont responsables de tout ce qui arrive dans la maison : la honte d'être une fille à la naissance, de salir l'honneur de la famille si elles relèvent la tête, d'abriter des djinns dans leur corps si elles parlent et osent dire ce qu'elles pensent et méritent donc de mourir sous les coups si elles veulent divorcer de ce mari choisi par leurs parents qui les frappe à coup de ceinture par habitude.
Elles perpétuent ces traditions même en exil et élèvent leurs filles comme elles sont été éduquées.
Car pour les hommes également il faut combattre la honte, celle d'avoir quitté le pays, de n'avoir pas su dominer sa femme, de ne pas savoir tenir tête à sa mère, de ne pas pouvoir gagner assez d'argent pour subvenir aux besoins de la famille.
Pression sociale, traditions, peur, rébellion, éducation, tous ces sujets sont abordés dans ce roman à quatre voix principales :
horreur, violence, colère et impuissance peuvent être nos réactions d'européennes
mais au fond de nous , nous savons que cette vie existe et sans doute beaucoup plus près de nous qui avons la chance que trois de ces femmes ont : LIRE.
Car voilà le lien entre trois de ces femmes, leur porte de sortie, pour laquelle elles se sont battues. Toutes elles savent lire, aiment lire, savent que leur salut passe par là, que leur liberté vient des ouvrages écrits par d'autres, autres femmes qui expriment si bien ce qu'elles ressentent, vivent et veulent quitter.
L'émancipation des femmes n'arrivera pas par hasard, elle viendra d'elles et de leurs familles quand suffisamment de membres de ces familles auront lu et partageront l'espoir d'une nouvelle vie.
Silence, on lit !
Un premier roman qui permet de découvrir le destin de 3 palestiennes, leurs conditions de vie et leur culture. Ce livre nous fait prendre conscience que la femme reste et sera toujours destinée à enfanter, éduquer les enfants et tenir une maison. Nous suivons le destin de Deya qui décidera de changer son avenir, étudiera à l'université et ne suivra pas le chemin tout tracé destinée à toutes ces palestiniennes. À découvrir !
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Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
Lara entame un stage en psychiatrie d’addictologie, en vue d’ouvrir ensuite une structure d’accueil pour jeunes en situation d’addiction au numérique...