Faites le plein de conseils de lecture !
Un jour d'été 1596, dans la campagne anglaise, une petite fille tombe gravement malade. Son frère jumeau, Hamnet, part chercher de l'aide car aucun de leurs parents n'est à la maison...
Agnes, leur mère, n'est pourtant pas loin, en train de cueillir des herbes médicinales dans les champs alentour ; leur père est à Londres pour son travail ; tous deux inconscients de cette maladie, de cette ombre qui plane sur leur famille et menace de tout engloutir.
Porté par une écriture d'une beauté inouïe, ce nouveau roman de Maggie O'Farrell est la bouleversante histoire d'un frère et d'une soeur unis par un lien indéfectible, celle d'un couple atypique marqué par un deuil impossible. C'est aussi l'histoire d'une maladie « pestilentielle » qui se diffuse sur tout le continent. Mais c'est avant tout une magnifique histoire d'amour et le tendre portrait d'un petit garçon oublié par l'Histoire, qui inspira pourtant à son père, William Shakespeare, sa pièce la plus célèbre.
Faites le plein de conseils de lecture !
Très plaisant !
Ce roman relate la mort du fils de Shakespeare encore enfant. Le point de vue est celui de la mère de l'enfant. Comme toujours chez Maggie O'Farrell, un texte sensible et émouvant; Parfaitement ciselé et poétique. Les sentiments sont justes. Profonds, mais exprimés sans pathos. Un très beau roman mélancolique.
Ce roman nous plonge dans la magnifique histoire d'amour d'un clan familial. Il y a l'Amour d'un homme au destin légendaire et d'une femme indomptable : deux personnes fortes touchées par la grâce. Il y a l'Amour de ce même homme devenu célèbre sous le nom de Shakespeare pour son unique fils Hamnet décédé à 11 ans d'une maladie "pestilentielle". Et puis il y a judith, suzanna, bartholomew, joan...
Cette fiction est captivante. Elle a reçue le "woman prize for fiction " en 2020 et j'approuve complètement. L'auteure dresse des portraits incroyables du dramaturge, de sa femme et de ses enfants. L'écriture est d'une grande beauté. L' émotion ressentie est intense. L'empathie avec les personnages est garantie à chaque page. Je me suis laissée bercer par la magie d'un conte envoûtant. Ce livre est remarquable et vous entraînera d'un coup de baguette magique dans la campagne anglaise du 16ème siècle.
Comment ne pas tomber amoureux de ce roman bucolique et mélodique. Ancré dans une campagne charmeuse, rythmé par de nombreuses assonances et allitérations, ces plus de 300 pages sont un poème, une ode à une vie simple, sans envie, sans intrigues. La campagne contre la ville, le sentir contre le savoir, la fragilité de l'existence, la pureté de l'amour et la violence de la mort. J'ai savouré ce livre comme un chanson, comme un moment suspendu dans le quotidien.
"Dans les années 1580, un couple qui habitait Henley Street, dans la ville de Stratford, eut trois enfants : Susanna, puis Hamnet et Judith, des jumeaux.
Le garçon, Hamnet, mourut en 1596, à l'âge de onze ans.
Quatre ans plus tard environ, son père écrivit une pièce de théâtre intitulée Hamlet."
Cet incipit m'a fait frissonner. Dès les premières lignes, Maggie O'Farrell allie sobriété et émotion.
Cette forte impression s'est renforcée tout au long du roman pour donner à ma lecture une très belle touche entre émerveillement et serrements de cœur.
La romancière s'est emparée de la mort prématurée du fils de Shakespeare et en a fait un roman aux allures de conte qui ne peut laisser indifférent.
En suivant Hamnet lors de ses derniers instants et en revenant en parallèle sur l'histoire d'amour entre le père d'Hamnet et Agnes quelques années auparavant, l'auteure instaure une tension dramatique et poignante.
Le roman se concentre sur Hamnet et Agnes, parant cette dernière de mystérieux dons de guérison et de clairvoyance.
Quant à Shakespeare, il est le mari, le père, celui dont on parle mais qu'on ne voit pas, l'absent...
Cette aura fantomatique rend encore plus prégnante chacune de ses apparitions, jusqu'à la dernière, la plus poignante.
Une fois encore, j'ai été touchée en plein cœur par la magnifique écriture de Maggie O'Farrell, romancière que j'admire depuis longtemps. J'ai refermé Hamnet les larmes aux yeux, en proie à l'émotion et c'est bien ce que je recherche dans une lecture, qu'elle me remue...
Coup de coeur pour ce roman anglais qui se déroule en grande partie à Straford upon Avon, et même s’il n’est jamais nommé, reprend de façon romancé l’histoire du célèbre auteur de théâtre William Shakespeare et propose une genèse d’une des plus célèbres pièces, Hamlet.
Les relations avec le père, gantier, malhonnête et violent, le mariage d’amour avec une jeune fille issue d’une famille « ennemie », la peste qui a ravagé l’Angleterre, tout ceci est repris pour construire un roman envoutant.
La narration est scindée en deux parties alternées de chapitre en chapitre : l’histoire du couple de William et Agnes, avec la naissance de leurs enfants, jusqu’au décès de l’un d’eux au cours de l’épidémie de peste qui a ravagé l’Angleterre. Le déroulement des faits est hypothétique et déduit de ce que l’histoire a laissé d’indices sur la vie de l’écrivain, mais on n’a aucune difficulté pour accepter cette version comme une approche plausible de la vérité.
Les personnages sont profondément romanesques et l’évocation de la propagation de l’épidémie est décrite de façon admirable. On est de plus en immersion dans la vie quotidienne de l’Angleterre rurale du 16è siècle.
Ce roman est comme un bon verre de vin, qui vous réjouit par ses parfums puis vous laisse après dégustation dans un état de douce euphorie, avec l simple regret que le verre soit vide !
Un merveilleux moment de lecture.
Merci à Netgalley et aux éditions Belfond
Agnès est assise à même le sol au pied de la paillasse où repose sa fille Judith. La fièvre est toujours aussi élevée, le bubon sur son cou a encore grossi. Elle essaye de retenir la vie à l'intérieur de sa fille. Les présages lui avaient dit qu'elle n'aurait que deux enfants, alors elle protège ses trois petits, elle s'interpose entre eux et la porte qui mène vers les griffes de la mort. Agnès sait comment chasser n'importe quel désagrément, n'importe quelle maladie. Elle devine ce dont le corps a besoin, elle décèle les âmes agitées. Certains disent que c'est un don, d'autres une malédiction.
L'auteur tient à le préciser, ce roman est une fiction qui s'inspire de la courte vie d'un petit garçon mort en 1596. le titre de ce roman est en effet trompeur, Hamnet le fils de William Shakespeare n'est pas le personnage principal de ce récit, Shakespeare lui-même n'est qu'une simple ombre que l'on devine parfois. le personnage central est bien Agnès la mère du garçon, la femme d'un dramaturge anglais.
Toute l'histoire tourne autour de cette jeune femme liée à la nature, elle connaît les plantes, elle lit dans les âmes, moitié sauvageonne, moitié sorcière. Dans une première partie, le récit alterne entre l'enfance campagnarde d'Agnès, sa rencontre et sa passion pour ce jeune précepteur et la vie quotidienne et domestique de l'épouse et jeune maman qu'elle est devenue. La seconde partie se recentre sur le deuil, la douleur et l'absence, et l'écriture devient sublime.
Un roman sur le chagrin, la culpabilité et l'amour. Maggie O'Farrell a l'art des descriptions, la propagation de la peste, l'agonie de la fragile Judith veillée par sa mère, la toilette du jeune fils décédé, toutes ces pages sont d'une grande beauté littéraire et d'une émotion intense. Un roman puissant sur la condition des femmes et des mères en Angleterre sous le règne d'Élisabeth I.
La couverture est magnifique, quand on la touche on a l'impression de caresser du velours.
Merci aux éditions Belfond et Babelio pour leur confiance
Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre
Soyez le premier à en lancer une !
Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
Lara entame un stage en psychiatrie d’addictologie, en vue d’ouvrir ensuite une structure d’accueil pour jeunes en situation d’addiction au numérique...